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Quand le e-commerce vole au secours du commerce

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Certains prévoyaient la disparition du commerce physique, mais les magasins ne se portent pas si mal. À condition d’investir dans le numérique ! Le e-commerce à la rescousse du commerce...

En 2013, la croissance du e-commerce a marqué le pas pour la première année (5% des web-acheteurs français ont réalisé leur premier achat il y a moins d’un an contre 21% en 2012). Aujourd’hui, encore 9 ventes sur 10 se passent en magasin.

D’une logique cross-canal à un fonctionnement omni-canal
«Il suffit de se promener dans les grandes villes du monde pour se convaincre que, loin d’avoir succombé sous les assauts du e-commerce, le commerce physique traditionnel connaît au contraire une véritable renaissance», témoigne Mike Hadjadj, directeur marketing et commu-nication de Generix Group (éditeur de logiciels spécialisés). Une renaissance qui passe cependant par une intégration plus forte entre les univers réel et virtuel. «La distribution est en train de passer d’une logique cross-canal à un fonctionnement omni-canal», souligne Thierry Benhaim, directeur général de La Grande Récré. Après avoir beaucoup investi dans les outils de e-commerce, les réseaux de distribution se refoca-lisent sur les points de vente, mais en intégrant les apports de la technologie.  

 

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Achat en ligne

Le shopping traditionnel, loin de faiblir, gagne en importance, en particulier chez les jeunes adultes qui courent les boutiques pour acheter des articles de mode, en moyenne 19 fois par an*. Le consommateur européen du futur aime se rendre en boutique, prendre les produits en mains avant de les acheter, tout en étant un adepte des techno-logies et souhaitant vivre une «expé-rience shopping».

Il est hyper-connecté, se renseigne sur les produits, sur ses spécificités, sur les prix avant même d’arriver dans le point de vente. Avec un accès à tous types d’informations, il compare, analyse et décortique les offres du marché. En revanche, ces jeunes adultes font le plus souvent leurs courses dans les centres-villes voire les rues commerçantes, parce que ces lieux sont plus faciles d’accès et qu’une faible proportion de ces consommateurs possède une voiture.

«Les adeptes du shopping peuvent maintenant utiliser des appareils mobiles pour obtenir des codes de réduction, accéder aux sites de réseaux sociaux pour consulter des avis d’internautes ou donner le leur, comparer les prix et même commander en ligne depuis un centre. Ces outils ont très bien pris auprès des jeunes consommateurs, qui commencent à utiliser la technologie pour des achats potentiels ou trouver les meilleurs prix. Ils maîtrisent leur sujet et veulent de la qualité, mais sans payer le prix fort», commente Peter Gold, responsable du secteur Retail chez CBRE.

Le digital est devenu un réflexe
Le digital a réussi à s’imposer comme un réflexe de préparation du shopping en magasin, voire à le remplacer. En effet, 84% des consommateurs ayant réalisé un achat en point de vente déclarent s’être renseignés auparavant sur le Web, et 40% disent avoir utilisé des outils multimédias d’aide à l’achat en magasin. Avec le temps, le point de vente devient le prolongement véritable du digital, tout en l’embarquant de la même manière entre ses murs.

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