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Jeff Bezos, l'homme qui valait 100 milliards de dollars

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Depuis le 1er janvier 2018, Jeff Bezos est au 1er rang dans le célèbre classement du magazine financier américain, « Forbes », reléguant Bill Gates, le créateur de Microsoft, à  11 milliards de dollars derrière lui ! Un enrichissement impressionnant, qui vient couronner  près de 30 années d’une carrière marquée par quelques idées de génie. À 53 ans, le plus grand libraire et commerçant en ligne dans le monde est aussi patron de presse avec « The Washington Post, producteur de cinéma (Amazon Studios) et financier dans la conquête spatiale, l’une de ses passions.

 

En consultant son relevé de compte bancaire au début du mois de décembre 2017, Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon, a pu constater la bonne santé de ses finances personnelles. Après avoir pris près de 5 % en quelques jours, le titre Amazon coté au Nasdaq grappillait encore 1,64 % atteignant son plus haut cours historique, à 1.205 dollars.

 

 

Un enrichissement à très haut débit

 

Détenteur de 20 % du capital d’Amazon, Jeff Bezos aura ainsi gagné plus de 2,5 milliards de dollars en 48 heures ! Une valorisation qui lui a permis, à 53 ans, de devenir l’homme le plus riche du monde, et peut-être même de l'Histoire. Depuis le 1er janvier 2018, Jeff Bezos est passé du 4ème au 1er rang du célèbre classement du magazine financier américain, « Forbes », reléguant Bill Gates, le créateur de Microsoft, à  11 milliards de dollars derrière lui. Un enrichissement à très haut débit, qui vient couronner  près de 30 années d’une carrière marquée par quelques intuitions de génie.

 

 

Accro au travail

 

Comme l’écrivait le journaliste américain du magazine « Bloomberg Business Week », Brad Stone, dans son remarquable best seller, « Amazon : la boutique à vendre », paru en 2014 aux éditions First, « tout a commencé avec une idée. Et cette idée flottait dans l’air de la société Desco (D. E. Shaw & Co.), située à New York. Ce fonds spéculatif avait été créé en 1988 par un ancien professeur d’informatique de l’université de Columbia, David E. Shaw.

 

Sa grande idée était d’exploiter les ordinateurs et des formules mathématiques complexes dans le marché de la finance à grande échelle. Desco n’avait rien d’une société typique de Wall Street. Shaw ne recrutait pas des financiers mais des mathématiciens et des experts scientifiques, de préférence avec un CV hors norme et des références académiques indéniables.Bezos, alors âgé de 29 ans, commençait déjà à se dégarnir. Son visage un peu pâle et creusé était typique d’un « accro » au travail.

 

Durant les sept années qu’il avait passées à Wall Street, il en avait impressionné plus d’un par sa vive intelligence et sa détermination sans faille. Après avoir décroché un diplôme à l’université de Princeton en 1986, il avait, en 1988, rejoint la firme financière Bankers Trust, mais ne s’y était pas plu. A la fin de l’année 1990, il se préparait à quitter Wall Street lorsqu’un chasseur de têtes le convainquit de venir voir les dirigeants d’une firme financière  pas comme les autres. C’est grâce à Desco que Bezos développa un grand nombre des caractéristiques distinctives que les employés d’Amazon retrouveront plus tard. Discipliné, précis, il notait constamment des idées sur un carnet qu’il transportait en permanence, de peur qu’elles ne s’envolent. Quelle que soit la situation, Bezos procédait « analytiquement ».

 

 

Boutique globale

 

Célibataire à cette époque, il entreprit de suivre des cours de danse de salon, ayant calculé que cela améliorerait ses chances de rencontrer ce qu’il appelait des femmes « n + ». Shaw et Bezos caressaient l’idée de développer une boutique « où l'on trouverait de tout ». De nombreux cadres estimaient qu’il serait aisé de mettre en ligne un magasin de ce genre.

 

Pourtant, l’idée n'avait pas semblée réaliste à Bezos, du moins dans les premiers temps. Il avait donc commencé par établir une liste de vingt rayons potentiels : fournitures de bureau, logiciels, vêtements ou musique... Il lui apparut alors que le plus approprié était celui des livres. C’est un article totalement standard :  chaque exemplaire étant identique à un autre, les acheteurs savent pertinemment ce qu’ils vont recevoir.

 

 

L’homme le plus riche du monde


A-M-A-Z-O-N. Six lettres à taper dans un navigateur internet pour trouver tout et n’importe quoi, acheter et se faire livrer en quelques jours, parfois quelques heures, à prix souvent réduits. Des millions de clics qui ont fait la fortune de Jeff Bezos, le patron de la plateforme de vente en ligne Amazon.Vingt ans après l’entrée d’Amazon au Nasdaq – la bourse mondiale de référence pour le secteur électronique – l’entreprise piétine la concurrence. Jeff Bezos est même devenu l’homme le plus riche du monde (avec 100 milliards de dollars).

 

Né en 1964 au Nouveau-Mexique, Jeffrey Preston Bezos est l’un des rares grands entrepreneurs du moment (on classe souvent Amazon dans le cercle des « géants » gravitant autour d’internet, aux côtés de Microsoft, Apple, Google et Facebook) à pouvoir se vanter d’avoir réussi en commençant ses affaires comme libraire. Certes, on est loin de la librairie du coin de la rue et de la petite équipe de passionnés qui conseille ses clients.

 

 

[FIN] Diplômé de la prestigieuse université américaine de Princeton

 

Ici, on parle plutôt d’entrepôts géants où les employés travaillent en cadence pour remplir des colis envoyés aux quatre coins du monde. C’est au début des années 1990 que Jeff Bezos, alors la trentaine et diplômé de la prestigieuse université américaine de Princeton, est frappé par le potentiel qu’offre l’e-commerce à peine né. « J’ai pris en compte le fait qu’internet était en train de grossir de 2 300 % chaque année. Je n’avais jamais rien vu de tel ni entendu parler de quelque chose évoluant aussi vite », disait-il en 2010 lors d’un discours destiné aux étudiants de Princeton.

 

Son idée, ce sont les livres. Au lieu de faire venir le client en librairie, il a décidé que la librairie viendra au client. Avant ça, les petits boulots et les grandes idées remplissent ses premières années post-universitaires. Soutenu par son entourage, il décide d’installer sa nouvelle société, Amazon, à Seattle en 1995. Vingt ans plus tard, l’entreprise a atteint des sommets.

 

 

Un chemin semé d'embûches

 

Lui qui a été abandonné par son père à la naissance s’est construit face aux obstacles. Avec beaucoup d’acharnement, de patience, des investissements clés et une dose de chance, l’entreprise s’est développée, a souffert, mais s’est relevée, pour finalement s’imposer.

 

Amazon a surtout l’image d’une entreprise tentaculaire qui ne cesse de croître. Si l’on regarde le chiffre d’affaires, difficile de le nier. Dans le détail, l’entreprise prend tous les risques. Longtemps déficitaire, elle a fait des pris bas un credo. Les bénéfices n’ont d’ailleurs pas toujours été bons.

 

Qu’importe, pour Bezos, « tant mieux » si la concurrence voit Amazon mal en point. Le chef d’entreprise s’est imposé en jouant avec les règles. Même concernant les employés. Les critiques sur sa gestion humaine sont récurrentes. De nombreux témoignages d’intérimaires décrivent des « cadences infernales » lors des fêtes de fin d’année notamment.

 

Natif d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, Jeffrey Preston Bezos  grandit sans se douter que Mike Bezos, le compagnon cubain de sa mère, est son père adoptif. Il apprendra seulement à l’âge de 10 ans l’existence de son père biologique, Ted Jorgensens, qui travaillait en tant que monocyliste dans un cirque et ne sera resté marié qu’un an à sa mère Jacklyn, tombée enceinte de Jeff à l’âge de 17 ans.

 

 

 « Il est plus difficile d’être gentil qu’intelligent »

 

Dès son plus jeune âge, Jeff fait preuve d’un certain savoir-faire manuel, lui qui parvient à s’évader de son lit d’enfant à l’âge de 3 ans grâce à un tournevis pour aller dormir dans un « véritable » lit. Il se découvre aussi un amour pour la nature lors de ses étés passés dans le ranch texan de ses grands-parents, où il répare des moulins à vent et aide à la castration des taureaux. Son grand-père lui inculque un précepte fondateur : « Il est plus difficile d’être gentil qu’intelligent ».

 

Quand il n’est pas en train de regarder le feuilleton « Des jours et des vies » avec ses proches, Jeff Bezos passe des heures dans le garage familial à bricoler des inventions variées : un système de fermeture automatique de porte ou un four solaire fabriqué à partir d’un parapluie et de l’aluminium. Durant  l’adolescence, son intérêt pour la science-fiction ne fait que croître grâce à « Star Trek », dont il ne rate pas un épisode.

 

 

Fan de Star Trek 

 

Jeff Bezos assouvit aussi sa passion pour cet univers en multipliant les parties avec ses camarades sur l’un des premiers jeux vidéo dérivés de la franchise, accessible sur l’un des ordinateurs du collège Rivers Oak. Au lycée, sa petite amie, Ursula Werner, qui compte, comme lui, parmi les meilleurs élèves de l’établissement, est la première au courant de ses futurs projets : « Jeff a toujours voulu gagner beaucoup d’argent. Pas pour l’argent en lui-même, mais pour ce qu’il pourrait en faire derrière, afin de changer le futur. » Le père d’Ursula, Rudolf, constate quant à lui que le fan de « Star Trek » voit déjà plus loin que la Terre : « Il disait que le futur de l’humanité n’était pas sur cette planète, parce qu’on risque d’être frappés par une catastrophe et qu’on ferait mieux d’avoir un vaisseau spatial à disposition. »

 

Si ses projets spatiaux devront encore attendre un moment avant de voir le jour, Jeff Bezos se lance dans une première aventure entrepreneuriale après avoir passé un été de travail infernal chez McDonald’s. L’année suivante, il lance, avec l’aide d’Ursula, le Dream Institute, un camp estival pour enfants, qui sont censés lire une liste d’ouvrage imposés, parmi lesquels « Le Seigneur des anneaux » et « Dune ».

 

Prix de l’inscription : 600 dollars. Au final, seulement 6 personnes rejoignent le camp dont le frère et la soeur de Jeff Bezos. Après le lycée, Jeff Bezos déménagera sur la côte Est pour étudier l’informatique à l’université de Princeton. Il y présidera en parallèle une association étudiante consacrée à l’exploration spatiale. Une fois diplômé, le jeune homme refusera une offre d’Intel pour lui préférer un poste au sein de la startup de télécoms Fitel.

 

Jeff Bezos mettra fin à cette aventure au bout de 2 années épuisantes, faites d’allers-retours hebdomadaires entre Londres et New York, pour rejoindre une banque, où il ne s’éternise pas non plus. En 1990, il rejoindra donc le fonds spéculatif D.E. Shaw avant de commencer l’aventure Amazon quatre ans plus tard.  Jeff Bezos ne se résume néanmoins plus uniquement à Amazon. L’homme d’affaires s’est lancé dans d’autres projets.

 

 

 Propriétaire du Washington Post 

 

Dans la lignée des milliardaires philantrophes de la Silicon Valley, son rêve est « de sauver l’humanité en créant des colonies permanentes dans des stations spatiales orbitales », rapporte Brad Stone. Force est de constater qu’il réussit aussi dans ces domaines. Blue Origin, qu’il a créée en 2000, concurrence depuis quelques années la société Space X de l’autre milliardaire américain, Elon Musk, sur le marché des lanceurs d’engins spatiaux réutilisables. L’empire de Jeff Bezos, c’est aussi « The Washington Post », célèbre quotidien américain qu’il a acquis en 2013. Sans compter le cinéma avec Amazon Studios, la chaîne de supermarchés bio Whole Foods Market, rachetée en juin 2017 pour 13,7 milliards de dollars ou des acquisitions plus mineures et des participations dans d’autres sociétés.  

 

Désireux de lancer des projets philantropiques, Jeff Bezos a fait appel aux internautes sur Twitter pour l’aider à dénicher des projets intelligents en attente d’un coup de pouce. Il possède Amazon. Sa fortune dépasse l’entendement. Et il cherche des projets à financer. Voici décrit en trois points Jeff Bezos, le fondateur et PDG du géant américain de la vente en ligne. Ses comptes en banque étant désormais crédités de plus de 100 milliards de dollars, le multimilliardaire a décidé de se lancer dans la philanthropie.

 

Sur Twitter, dans un post titré « en quête d’idées », il a donc lancé, il y a quelques mois, un appel aux internautes, dans le but de trouver des idées en recherche de financement.   Dans son post, Jeff Bezos a développé sa démarche. Il explique être actuellement engagé essentiellement dans des projets à long terme. Amazon, Blue Origin ou encore « The Washington Post », trois entités qu’il détient, s’inscrivent dans cette démarche. « Ces projets dans lesquels je suis engagé contribuent à leur manière au fonctionnement de la société », écrit-il.  

 

Mais ce qu’il désire, c’est aussi « aider les gens ici et maintenant ». Jeff Bezos explique ainsi vouloir financer des projets « dans le besoin et qui auront un impact durable ». Tous les internautes qui ont des idées ont été invités à les lui soumettre directement en réponse à son tweet.  Il n'a pas attendu très longtemps pour être assailli de candidats. EveryLibrary, qui milite pour l’accès aux livres a ainsi demandé de l’aide pour développer un réseau de bibliothèques publiques aux États-Unis. Le but de l’ONG étant d'accroître légalité des chances en permettant à chacun d'accéder au savoir. 

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