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Luxe : comment Ferrières veut concurrencer les plus grandes écoles suisses

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Arrivé à Toulouse en 1981, à 15 ans, pour fuir la guerre au Liban, Khalil Khater, président-fondateur du groupe Accelis inaugure son école dediée à la gastronomie et à l’hôtellerie de luxe, au château de Ferrières, en Seine-et-Marne.

Arrivé à Toulouse en 1981, à 15 ans, pour fuir la guerre au Liban, Khalil Khater, 49 ans, a d’abord travaillé chez Indosuez et pour de grands groupes hôteliers avant de créer Altedis en 1995 (nettoyage hôtelier). 

 

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Aujourd’hui président-fondateur du groupe Accelis (60 M€ de CA), spécialisé notamment dans le luxe et l’hôtellerie-restauration, l’homme d’affaires franco-libanais inaugure son école dédiée à la gastronomie et à l’hôtellerie de luxe, au château de Ferrières, en Seine-et-Marne.

 

Pourquoi avoir fondé l’école Ferrières ?

Khalil Khater : En tant que professionnel des métiers de l’hôtellerie-restauration, j’ai constaté que la France manquait régulièrement de personnels formés et opérationnels dans ce secteur, au point d’aller recruter dans les écoles suisses. Or, notre savoir-faire dans les domaines de la gastronomie, l’hôtellerie et le luxe est reconnu dans le monde entier. Pourtant, en dehors de l’Institut Paul Bocuse, il n’y a pas d’école qui forme à l’hôtellerie et à la restauration de luxe.

 

Quelle est la particularité de votre école ?

Khalil Khater : Ferrières propose des formations d’excellence dans 3 domaines : la gastronomie, le management hôtelier et le management du luxe. Au-delà de la qualité des formations dispensées, nous proposons à nos étudiants de réfléchir avant de se spécialiser : socle commun sur les 3 métiers les deux premières années, spécialisation la troisième année. Seconde différenciation importante, nous disposons de 2 restaurants et d’un espace traiteur.

 

Qui compose l’équipe pédagogique de l’école ?

Khalil Khater : En concertation avec les acteurs du secteur, nous accueillons comme président d’honneur Jean-Robert Pitte, ancien président de l’université Paris-Sorbonne et président de l’Académie du vin de France, et Sébastien Vivier-Lirimont, ancien directeur de l’EDHEC comme directeur général. Nos professeurs sont tous des sommités dans leur catégorie, MOF [Meilleurs Ouvriers de France, NDLR] pour les chefs de cuisine par exemple.

 

Quel est l’investissement pour transformer un château du XIXème en école de l’excellence à la française ?

Khalil Khater : 25 M€, 40% en fonds propres et 60% en financements bancaires, étalés sur 6 ans. Nous venons de terminer la première phase, c’est-à-dire la rénovation du château, pour un montant de 12 M€. Dans 1 mois, nous commencerons la deuxième avec la rénovation de l’orangerie, que nous allons transformée en amphithéâtre de 500 places. La troisième phase débutera en 2016, avec la construction du campus universitaire qui, à terme, accueillera 1.500 élèves.

 

Ferrières vient d’ouvrir ses portes. Qui compose la première promotion ?

Khalil Khater : Nous avons accueilli 35 élèves sur la cinquantaine rencontrés, dont 5 étrangers. Mais tous sont francophones puisque notre section internationale n’ouvrira qu’en septembre 2016. Nous comptons accueillir 1.000 étudiants d’ici 7 ans.

 

Quelles sont vos ambitions ?

Khalil Khater : Nous souhaitons que Ferrières devienne une référence de l’enseignement supérieur en France et figurer rapidement parmi le “Top Ten” des plus grandes écoles de gastronomie et hostellerie.

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