Accueil > Les indiscrets de Robert Lafont / Mai 2018

Les indiscrets de Robert Lafont / Mai 2018

Entreprendre.fr

26 avril 2018

 

Hollande ne retient pas les leçons du pouvoir


«Il n’est pas le président des riches… mais le président des très riches». L’ancien président de la République, qui gagne 15000 euros net par mois (logement de fonction non compris), tombe à bras raccourcis sur son successeur en feignant de laisser croire que l’exil des plus grandes fortunes du pays favorisera le sort des plus pauvres… C’est l’inverse qui se produit, monsieur le président, votre politique l’a prouvé. Vous ne retenez, décidément, aucune leçon du pouvoir (titre de votre livre) !

 

27 avril 2018

 

Malgré ses airs déroutants, il faut toujours prendre Jean-Louis Borloo au sérieux

 

Quand il se pique d’un dossier, ne le fait-il pas à fond ? Allez demandez aux 5000 familles qui vivent grâce à l’installation de Toyota sur le site de Valenciennes. À l’époque, le géant nippon avait le choix entre 33 sites en Europe… Vous croyez que le volontarisme de notre ami n’a pas sacrément joué… Je me souviens avoir été dans son bureau lorsque, jeune ministre de la Ville, il ne décolérait pas contre la décision du patron de PSA de l’époque (en 2002) Jean-Martin Folz d’installer une nouvelle usine en République Tchèque… «Ils ne se rendent pas compte de l’impact… Pour quelques millions de gagner, le gâchis social et industriel est énorme pour notre pays». Avec les banlieues, c’est un peu la même histoire… Arriver à transformer ce qui est notre talon d’Achille en ligne de force…. Taut il est vrai que le bouillonnement, l’énergie, la rage de nos quartiers : peuvent aussi se transformer en dynamisme et ambition. C’est tout l’enjeu. Il ne faut pas grand chose… une étincelle, pour transformer le mal en bien, le négatif en positif… Finalement, c’est cela le plan Borloo… Si nous ne le faisons pas, cela nous coûtera encore plus cher après… 25 avril 2018 La veuve de Carpentras doit pouvoir mettre son argent dans nos PME ! Savez-vous que, désormais, en Italie, les plans individuels d’épargne (PIR) visant à drainer vers les PME-PMI, l’argent des ménages italiens connait un immense succès. Un an après leur lancement, l’engouement est fulgurant : 11,5 milliards d’euros ont déjà été levés avec des prévisions de 61 milliards d’euros d’ici 2021. On commence quand ? Car c’est du financement direct pour le tissus économique.

 

17 avril 2018

 

Pour Gérard Mestrallet : «Paris est en train de gagner la bataille de l’après-Brexit»

 

L’ex-patron d’Engie, actuel Président de Paris Europlace se félicite des atouts retrouvés de la place financière parisienne. Et de détailler les résultats post-Brexit «HSBC transfère 1000 emplois à Paris. Bank of América Merril Lynch, 400 traders ; JPMorgan augmente ses effectifs de 25 % ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises transférent 1000 personnes. Dans la gestion d’actifs, Schroeder, Clerville, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb fait de la capitale son centre européen . Avec un total de 15000 à 20000 emplois, Paris fait deux fois mieux que Francfort. L’Autorité bancaire européenne, va amener 200 personnes. Que du positif ! On ne s’en lasse pas…

 

17 avril 2018

 

Ciao la Roumanie, BatiRenov va produire en Charente-Maritime


C’est une belle histoire ! Christophe Lacombe avait crée en 2003 son entreprise de volets PVC BatiRenov en Roumanie. «Le SMIC était à l’époque de 120€, contre 400 aujourd’hui», et le voilà qui arrive à rapatrier la production dans son village de 500 habitants en Charente-Maritime, à Varaize, avec une usine flambant neuve financée en partie avec 900k€ d’aides accordées par la région Nouvelle Aquitaine… L’entrepreneur, également président du club de rugby St. Jean d'Angely innove dans la gestion des stocks. « Nos chutes sont tombées de 22% à 4 % en France » reconnait fièrement ce nouvel héraut du made in France, bien dans ses charentaises ! 24 avril 2018 Apathie, Plenel, Bourdin, Cohen… ces journalistes très politiques C’était criant dans le débat Macron-Plenel-Bourdin de BFM TV. Beaucoup de nos grands journalistes politiques affichent une vision économique désuette, voire orientée… à moins que cela ne soit qu’une façade pour faire «social» ? Il y a de quoi se poser de question sur la petite musique qui nous nous est imposée au niveau médiatique. Alors, certains ont beau jeu de contre-balancer en mettant en avant la prédominance de milliardaires propriétaires de médias. Il n’empêche que, ceuxci n’interviennent pas dans le traitement de l’info. Pire, ils sont tétanisés. Regardez Bernard Arnault avec Les Échos : les journalistes du quotidien préférent l’étriller pour attester de leur indépendance. En tout, l’excès n’est pas bonne conseillère. À l’heure de la transformation du pays, est-il sain que la tonalité dominante dans nos médias, relève plus de l’excès que de l’éclairage équilibré.


30 mars 2018


Francis Bécard (EscTroyes) : «Arrêtons de servir d’incubateur aux géants américains»


À 58 ans, cet ingénieur textile, Directeur de la technopole de l’Aude, et de l’ESC Troyes, proche de François Baroin se félicite de la suppression de l’ISF, mais tire le signal d’alarme. Dégât collatéral «on va tuer dans l’oeuf nos business Angels, qui faisaient 80% de l’amorçage via la défisc ISF». «J’en ai parlé à l’Élysée… il faut instaurer, comme aux USA, une réduction de l’IR à 50% sur l’investissement dans une entreprise ». «Ne vaut-il pas mieux que les Français prennent l’habitude de faire de l’argent avec l’entreprise plutôt qu’avec l’immobilier ?». Si le nombre de créations n’a jamais été aussi important, surtout après des non - diplômés, «Il n’y a que 2,5% d’étudiants en supérieur (Bac + 5) qui entreprennent contre 11% en Israël ! » « Les jeunes diplômés sont plus endettés qu’avant et c’est donc encore plus difficile de se lancer…» Et puis, il y a l’Amérique ! « Nos plus brillants créateurs (Bac + 8), lorgnent sur les USA… Là-bas, cela va vite… pour trouver de l’argent. On est même naturalisé dès qu’on réussit » : c’est le cas d’Elon Musk, d’origine Sud – Africaine… Le Français Bernard Liautaud, fondateur à succès de Business objects, dirige le plus grand fond de capital risque, mais il est à Londres «Il faut vite des fonds européens, même si tout cela l’améliore». Et de me citer LDR médical, start-up créée dans l’Aube, qui a levé 250M€ sur le Nasdaq avant de se vendre 1,5Md€ à l’américain Zimmer Biomet. Leur siège est aux USA, mais il reste 250 salariés à Troyes… «Il faut qu’on arrête de servir d’incubateur pour les USA et que l’on arrive à les arrimer en France. Nicolas Dufourcq (BPI) et Eric Lombard (Caisse des Dépôts) en sont conscients, ils vont faire le boulot. Il faut favoriser l’émergence des capitaux européens». En attendant, rendez-vous à Troyes, le 31 mai et le 1er juin, pour Plug & Start, qui prend en main 20 projets de start-up innovateurs… La plus ancienne foire du Moyen âge revient dans la course et ne veut plus seulement accueillir ses historiques : les Lacoste, Petit Bateau, Coq Sportif, ou Petitjean… (Voir sur EntreprendreTV)

 

29 mars 2018

 

Emmanuelle Cornet-Ricquebourg a le nez creux en fondant Datae au moment de la RGPD

 

«Le 28 Mai, avec la RGPD, chaque entreprise devra tenir un registre de traitement des données personnelles (Droit à l’oubli, big data…). Ce qui change, c’est que vos clients peuvent le faire vérifier auprès de la CNIL». Emmanuelle Cornet-Ricquebourg a senti le vent ! À 45 ans, cette ex-cadre juridique de TF1, a démissionné pour lancer la première PME d’accompagnement pour la mise en conformité des banques de données numériques. Son logiciel coute de 1000 à 10000€ et fait déjà un carton. Rassurant de voir des cadres sup démissionner pour lancer leur propre affaire. Installée chez l’incubateur parisien, « The School Labs », Emmanuelle ne regrette rien «Entreprendre , c’est la liberté !» (Voir sur EntreprendreTV)

 

13 avril 2018

 

À Roubaix, Le Campus des dirigeants veut former ceux qui ont échoué


À 57 ans, l’ancien dirigeant du réseau Entreprendre dans les Hauts-de-France, Brunon Tesson, crée à Roubaix, le Campus des Dirigeants. Epaulé par 30 entrepreneurs, il veut «former les entrepreneurs à devenir dirigeant. Par ce que l’on peut être un formidable créateur ou commercial et rester un piètre manager d’équipes…». Son autre cheval de bataille : encourager tous ceux qui ont échoué à rebondir sur un autre projet. Comme aux USA…

 

27 mars 2018


Ich bin ein Berliner


Séjour à Berlin ! Dans les rues, pas besoin de policiers : chacun fait la police ! À un carrefour, je traverse comme un «Français », en dehors des clous, une Porsche accélère pour me frôler. Avertissement reçu ! Rien ne ressemble moins à la France que la capitale allemande. L’ancien Mur n’est pas loin ! Larges avenues, immeubles Bauhaus impressionnants, Reichstag imposant coiffé d’une coupole ultra- moderne devenu le monument le plus visité de la capitale. Ici, le parlement se visite jusqu'à minuit. La statue de Fréderic 2, «le vieux Fritz» ressemble de loin à celle de Napoléon, mais de loin seulement. Peu de Berlinois parlent français. Dans les hôtels, pas de notices traduites… Par contre, des dépliants pour visiter le bunker d’Hitler. Autour de la monumentale porte de Brandebourg, les panonceaux des monuments aux morts sont traduits en anglais, espagnol, et russe… Toujours pas de langue française, qui semble être cantonnée aux deventures de restaurants, voire de parfumeries où les marques hexagonales règnent en maîtres. Dans les bistrots, Cognac et Champagne à satiété, mais surprise, peu de vins français. La ville détruite de la dernière guerre se reconstruit à pas de géants… Certains châteaux ressortent de terre. À Paris, la reconstruction du château des Tuileries, voire de celui de St Cloud, est au point mort ! À l’aéroport, on vous accompagne jusqu’au taxi. Pas de temps à perdre, tout doit fonctionner… les quotidiens formats berlinois font le double des nôtres… Les Allemands ne se cantonnent pas à la machine – outil. On est à l’Est et loin des mentalités latines ou bavaroises… Mais, attention, ils investissent aussi sur leurs points faibles. Henkel , ne vient-il pas après le Prosecco italien, de mettre la main sur le mousseux catalan Freixinet et ce n’est certainement pas pour les cantonner à la seule Espagne. En matière de salon du vin, Düsseldorf n’est-il pas déjà passé devant Bordeaux, même si ce dernier va réagir en organisant un grand salon international à Paris (Vinexpo Paris du 13 au 15 janvier 2020). À l’efficacité teutonne, ils rajoutent la flamme capitaliste… Efficacité oblige, fantaisie en moins… Au Relay de l’aéroport, pas un journal français ! Vous avez dit Europe ! Je cherche…

 

10 avril 2018

 

À côtoyer les grands entrepreneurs, Alexandre Pébereau (Tofane) est en train d’en devenir un !


À 54 ans, cet ESCP Europe, fondateur de TOFANE en 2017 est en train de devenir un des leaders mondiaux de réseaux expert pour services de communications internationales… Une industrie complexe, activité de grossiste jugée non stratégique par les opérateurs, qui « ne gagne pas assez d’argent pour les géants télécom» mais qui peut dégager de la rentabilité si l’on achève la concentration du secteur. En moins d’un an, à force de rachats successifs, Alexandre Pébereau est devenu N°3 mondial dernière Vodafone et l’indien Tata Communication en alliant science des chiffres, détermination et sens du risque. L’a-t-il appris avec Vincent Bolloré ? «Avec lui, j’ai compris que rien n’était impossible…». «C’est la bouteille à moitié pleine et en permanence… Quand les collaborateurs viennent exposer des problèmes, demandez-leur des solutions… Quand vous lancez du fin fond de la Bretagne une usine production de batteries au lithium, que personne dans le monde, n’a réussi à mettre au point». Vincent répond : « c’est justement le défi, de le réussir en Bretagne….». Quand je vous dis de côtoyer des entrepreneurs si vous hésitez encore à entreprendre…

NOTRE KIOSQUE
En ce moment
A lire aussi
RECEVEZ
NOS DERNIERS
ARTICLES EN DIRECT
REJOIGNEZ LA COMMUNAUTE DES ENTREPRENEURS :