Rama Yade, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, défend le "wokisme": "Juste le refus des discriminations"

Tribune. Le retour des Etats Unis d’Amérique de madame Rama Yade, adepte convertie à la nouvelle religion que l’on nomme «wokisme », stupéfie l’entendement.

S’il suffit désormais, pour exister à la conscience publique, de ramener des campus lointains où l’inculture le dispute au tribalisme des énormités cacaboudinesques, cela en dit long sur les bienfaits de ce que l’on nomme par sottise ecclésiale la « mondialisation ». La France serait donc responsable de la misère du monde et l’homme blanc de tout ce qui cloche? Et il y a des gogos (et des gogottes) pour croire à ce fatras ?
Bien sûr, les foutaises ont toujours plu aux imbéciles, aux arrivistes et aux escrocs parce qu’elles permettent par le bruit qu’elles font, d’attirer l’attention sur celui (ou celle) qui les profère. C’est le but recherché.

Ce qui dépare évidemment, c’est la bêtise des thèses proposées. Bah ! Qui peut s’en apercevoir, tant le troupeau grossit des énergumènes que seule la frustration née de leurs échecs ressassés anime. Les campus susdits étant à l’origine du gauchisme décérébrant des années 70—auquel nous devons le funeste mai 1968— nous savions déjà ce qu’il faut en penser.

Considérant qu’à tout prendre, le seul woker qui vaille s’appelle Johnny, que révérer Colbert qui restaura les finances du Royaume n’est pas dénué de pertinence et qu’un royaume malgré tout, quand il a fait Versailles, le Louvre et la littérature du siècle classique, n’est pas à confondre avec le tohu-bohu des hordes de la nuit, il importe de restituer l’événement dans sa hauteur véritable. Eh oui ! N’en déplaise aux amateurs du rien qui égalise, les hauteurs ça existe !Le terrorisme intellectuel, organisé par les manipulateurs du réel que sont les organes de communication nommés improprement « médias », peut s’échiner à faire prendre de tristes vessies pour de jolies lanternes, la sauce ne coagule pas. On le voit à la montée de Zemmour et de Marine le Pen. Le peuple n’en peut plus de ces blagues à répétition qu’on lui assène avec le plus grand sérieux.

Il aime De Gaulle, Napoléon, Louis XIV, qu’il persiste à écrire en chiffres romains pour ce dernier, afin de se distinguer justement de qui aboie, mordille et jappe. Les hauteurs toujours ! Alors, le « wokisme » ! Qu’en eût pensé le Romain ?
Me promenant dans la ville éternelle, rêvant sur le forum à la civilisation qui nous a faits depuis près de 2500 ans, il me revient la phrase latine tirée des écritures: « aedificabo et destruam » (je construirai et je détruirai). En sommes-nous déjà là ?

L’avant dernier bâtisseur de la France moderne, l’Empereur Napoleon III, auquel nous devons aussi la splendeur de Paris (oeuvre dont les mérites sont partagés avec son oncle Napoléon 1er le Grand), a légué à la postérité un fils malheureux, le Prince Imperial mort glorieusement au Zoulouland sous l’uniforme anglais. Serait-ce en vain ? Souhaitons pour la gloire qui nous reste que des mondanités sordides et télévisuelles n’en emportent le mérite à l’aune d’un relativisme délétère qui veut que la parole d’un crétin (ou d’une crétine) équivale à celle d’un homme sensé

La bassesse consiste, en résumé, à ce qu’un dignitaire exilé insulte le palais qui l’a comblé de ses ors et de ses fastes, aux motifs de la mode et du suivisme aveugle. Le culte que l’on voue à sa propre personne trouve là sa vacuité.
Il n’est pas douteux que d’anciens colonisés comme les américains peuvent être sensibles à la rancoeur à l’encontre des puissances qu’ils ont fuis. La dame a donc trouvé un auditoire. Mais ce n’est pas une raison pour lui prêter oreille. Tout empire s’épuise sur le territoire de ses conquêtes. N’est-ce pas ce qui nous arrive, aux USA comme en Afrique blanche ou noire ? Rome a survécu par le Christianisme, le Pape ayant remplacé l’Empereur.

L’Europe est fille des amours de la Grèce et de Rome. La Russie orthodoxe se nommant par elle même la troisième Rome, n’y a-t-il pas lieu de penser que c’est précisément là que va se jouer l’avenir du continent qui va, selon De Gaulle, de l’Atlantique à l’Oural ? Alors, le wokisme en Europe ? Zéro pour la question, comme a signé le commissaire San Antonio.
Jean-François Marchi

Jean-François Marchi

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