Tribune. Me Tomasini, charmante jeune femme, avocat de son état, parle du meurtre de Justine et précise, conformément à l’écriture du texte répressif, le code pénal : « si intoxication il y avait, il faut requalifier l’affaire en homicide avec préméditation ».

Ce sont ses premières paroles qui sont d’abord reproduites sur le texto qui défile en bas de l’écran de télévision et cela correspond à ce qui a été dit. Badamoum et patatras, le texte n’est pas conforme au jargon obligatoire en vogue, sous la surveillance féroce des gardiens (ennes) de la révolution. Il aurait fallu dire féminicide, ce vocable approximatif qui procède manifestement d’un jeu de lego lexical, pour enfant du cours préparatoire deuxième année. Et depuis quand doit-on ânonner, le revolver sur la tempe, les cochonneries des geôliers de la pensée ?  Ne regardez plus la télé, abstenez-vous de vous y exprimer, le caviardage est devenu sa règle.

Donc s’exprimer devient un souci et le vocabulaire un obstacle. A force d’enjamber des haies, le citoyen est freiné dans sa démarche libérale de recherche du bonheur.

L’expression publique est barbelée : taisez-vous, sinon procès, gros yeux et pain sec dénonciatoire. Bravo la république !

La palme revient aux députés, voix du peuple nous dit-on, réclamant toujours plus de contrôles sur une terre aride où  l’argent liquide a disparu, ce qui permet à l’autorité de suivre, telle la limace, l’individu à la trace de sa bave (sa carte bleue ou ses virements). Point n’est besoin, sur un fond d’inflation omnivore, de comprendre pourquoi tant de français décident dorénavant de vivre au Portugal, au Maroc  ou en Grèce. La France a inventé la machine à ruiner : elle importe des pauvres et exporte ses riches. Tout vendre, réaliser, et ficher le camp, cela semble être la nouvelle doxa d’un peuple que le vétillisme et l’envie s’acharnent à martyriser. C’est ainsi que la France perd ses élites, comme après la révocation de l’Edit de Nantes, où les corps les plus instruits de la nation, qui se trouvaient être des huguenots, sont partis fertiliser la Prusse et la Suisse. La Suisse y a gagné le chocolat et l’horlogerie, la Prusse la littérature pré-romantique avec des auteurs comme la Motte-Fouqué ou Chamisso.

Pendant ce temps, sans qu’on puisse l’arrêter, le maire de Paris continue  ac cadaver le saccage de sa ville, et la haute direction du pays désosse avec méticulosité le corps administratif, qui permettait depuis des siècles au pays de fonctionner, même en cas de vacance intellectuelle et morale de ses chefs, ce qui est malheureusement le cas présent. Pour gouverner, il faut prévoir, et pour  prévoir, il faut savoir, à commencer par son histoire.

Foutaises  aujourd’hui que tout cela ! L’ignorance et l’arrogance de qui dit et  se montre en public vertigine au faîte des réunions internationales à un niveau qui stupéfie l’entendement.

Pour bien comprendre le naufrage, la tripotée d’imposteurs qui dirige la barque s’est ingéniée à confier les outils du pouvoir à des comités Théodule extériorisés. Plus rien ne se décide en France. La France est occupée, en conséquence, et qui la conduit ne sait plus qui elle est. Seule une large union de patriotes, responsables et sachant les us et les coutumes du peuple qui  les mande, pourra demain faire face au  risque  de la perdition identitaire. L’homme n’est pas un grumeau urbain, il a un sol et une famille. A le nier, avec une telle haine et une telle obstination, on  mine le socle d’un édifice plus que millénaire, la terre du Royaume, quand elle se dégagea du corpus impérial à la mort de Charlemagne. Plus que jamais, il faut y revenir. Au cas contraire, Augustule sera immanquablement remplacé par Odoacre.

Rappelons-nous, en effet, que le dernier empereur romain, Romulus Augustule (petit Auguste), fut détrôné par le chef de l’armée des barbares qui se nommait Odoacre. Rome y perdit son empire , son peuple et ses dieux. A vous de jouer !

Jean-François Marchi

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