Frexit : à quand un referendum ?

Par Jean-François Marchi

L’altercation violente et rapidement censurée, qui a opposé un parisien au maire de Paris venu parader dans une manifestation, est enseignante à plus d’un titre. Alors qu’elle se voyait reprocher avec véhémence d’avoir transformé la plus belle ville du monde en poubelle du monde, en ses deux mandatures, madame Hidalgo oscilla entre les deux attitudes complémentaires, mais alternatives, qu’étaient la stupéfaction et la crainte. Eh oui, on en est déjà là ! L’exaspération du populaire est à son comble, et le temps n’est pas loin où nos élus fuiront le contact avec le risque des débordements, qui sont l’amorce des changements décisifs dans la vie des sociétés.

On comprend que le gouvernement se hâte à faire disparaître des greniers les fusils de chasse des grand-pères : on ne sait jamais !Comme le Covid et les économies d’électricité, l’interdiction de la chasse est un nouveau prétexte pour distraire et égarer les citoyens, afin qu’ils se désarment. Que tous ces gens sont incultes !

Qu’ils relisent Les Dieux ont soif  d’Anatole France, il comprendront enfin ce qui leur pend au nez ! Comme à la belle époque de l’Union Soviétique, l’interlocuteur de la mairesse s’est vu entrainer de force par des équipes de sécurité là d’où l’on ne pouvait plus le voir, ni surtout l’entendre. Hélas, Hélas, Hélas, c’est trop tard. Les Français assistent médusés au naufrage de leur capitale, dans l’indifférence couarde de qui pourrait tout empêcher, l’Etat, mais qui ne veut rien faire car il n’y a plus d’Etat, non plus que de France, ni bientôt de français. Faudrait- il demander à Monsieur Arnaud de rebâtir Paris, comme il s’est engagé à sauver Notre-Dame ? Pourquoi pas ? Mais quand même ! il y a des gifles qui se perdent ! Tiens ? c’est-peut être ça qui faisait peur à la dame ?

Le temps semble venu de revisiter  les traités. Et si John Bull avait raison une fois encore ?

Le paysage se brouille. Survoltée par les risques de coupure de courant au plus fort de l’hiver à venir, la population est de moins en moins convaincue que la guerre d’Ukraine valait à ce point le démantibulage de l’économie européenne avec son corollaire, la perte d’indépendance du pays jadis nommé par les allemands eux-mêmes « la grande nation ».

Lointains souvenirs. Des incapables gommeux et suffisants ont cassé l’indépendance énergétique via le sacrifice du nucléaire, qui faisait de la France d’il y a trente ans une grande exportatrice d’électricité en Europe. C’est l’Europe, ça ?

Courage, fuyons comme titrait un film éponyme.

Monsieur N, le film d’Antoine de Caunes est passé à la télévision en même temps que défilaient en boucle les images de la ruine du pays, dans une nuée pullulante de mouches du coche et de vélos, le contraste était saisissant. Que dirait Monsieur N s’il voyait ce que les incapables ont fait du joyau qu’était sa ville ? La grandeur ne serait donc plus qu’un souvenir amer ? Ce film est un bonheur qui a transfiguré un bref instant la mausssaderie qu’inspirait le ratage organisé des bourdonnants insectes qui s’affairent sur le cadavre d’un vieux rêve, né en 843, au partage des héritiers de Charlemagne et qui s’appelait la France.

Monsieur N ? Abonné absent au paillasson des wokes et autres moustiquailles !

Et si comme dans le film Napoléon pouvait s’évader vraiment  de Sainte-Hélène ?

Boris Johnson l’a bien fait avec le Brexit.

Le rêve absolu: une Europe shengenisée au crack migratoire d’un coté, et deux navires francs battant pavillon libre, la France et la Grande Bretagne de l’autre, ayant repris la maitrise de leur destin pour s’être enfuis juste à temps.

Un referendum ?

Jean-François Marchi

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

5 − 2 =