De Macron à Zemmour : Aziz Senni rameute les entrepreneurs des quartiers

Sans langue de bois, Aziz Senni agit pour les banlieues. Il y croit. De symbole de réussite des cités, il s‘est mué à 45 ans en entrepreneur, et cela lui réussit pas mal. Fondateur de C mon Taxi, il forme et accompagne les taxis du Sénégal, visant les 20 M€ de CA d‘ici 5 ans.

Il va rencontrer bientôt Fabien Pierlot, le fondateur de Coyote qui est prêt à l’accompagner dans sa conquête de l‘Afrique. Avec Alain Mallart, l’entrepreneur emblématique d‘Energipole et Rémy Bourgeon, le promoteur parisien
d’Ojirel, Aziz Senni lance Impact Real Estate pour investir sur l‘immobilier de bureaux dans les quartiers déshérités.

« Pour sortir de la pauvreté, il faut s‘enrichir » clame en rigolant l’enfant de Mantes-la-Jolie (78), devenu ami avec l’ancien patron d’AXA Claude Bébéar. Geoffroy Roux de Bezieux, le patron du Medef l‘a choisi pour dynamiser l’entrepreneuriat dans les quartiers difficiles un peu comme le fait l’actif Moussa Camara avec son association Les Déterminés.

« Créer c‘est bien, mais développer et faire grandir les entreprises existantes, c’est décisif aussi. » Senni veut leur faciliter l‘ accès aux appels d’offres publics ; il mise aussi beaucoup sur une mesure de défiscalisation à 100% de l‘argent des particuliers investis dans le capital d‘une entreprise situés dans l’un de ces 1500 Quartiers Prioritaires. « Le vivier est énorme avec 54000 entreprises et 180 000 emplois en tout. Une main d’œuvre dynamique, beaucoup de jeunes ne demandent qu’à travailler. Et puis vous imaginez le brassage entre investisseurs et entrepreneurs locaux. Cela peut faire boule de neige », rajoute enthousiaste celui qui ne veut plus faire de politique et qui préfère réunir les citoyens autour de projets concrets (voir sur EntreprendreTV) : « Je connais des Français arabes qui votent Zemmour. Au delà de ses excès, celui-ci est un symbole de réussite et d’assimilation. »

Les frontières idéologiques ne sont pas décidément pas aussi étanches qu‘on ne le dit. Tant mieux, place aux hommes de bonne volonté ; il y en a plus qu‘on ne le croit dès lors qu‘on abandonne ses idées reçues. « Sur l‘Algérie, les Francais de souche sont culpabilisés. Pourtant, il y a tant de passerelles à lancer et de développements communs à mettre en œuvre des deux côtés de la Méditerranée. En attendant, c‘est Moscou et Pékin qui tirent les ficelles » conclut, en clin d’œil, ce Français patriote, originaire du Maroc.

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