Après la victoire de Giorgia Meloni en Italie, les droites françaises doivent-elles s’unir pour gagner ?

Giorgia Meloni (Sopa Images/SPUS/ABACA)

Tribune. La victoire de Giorgia Meloni en Italie nous donne l’exemple et devrait nous désinhiber.

Il faut faire l’union des droites. C’est vital si l’on veut sauvegarder notre modèle culturel.

Notre modèle, c’est notre histoire, notre littérature, en un mot notre culture. A force de ne plus lire que des sottises, si non plus lire du tout, on ouvre les portes aux croyances les plus stupides. Il faut en prendre conscience. La disparition des églises de notre paysage n’est pas simplement la marque d’une déculturation, au sens de la mise en jachère de jardins jadis cultivés, c’est la victoire de la friche sur l’ordonnancement de la nature. C’est la défaite de Virgile.

Cet exemple est à suivre. Quand la droite s’unit elle est majoritaire. On lui fait la leçon ? De quel droit ? Quand madame Borne se permet d’admonester sous forme d’une mise en garde les élus légitimes d’un grand pays voisin, on se demande pour qui elle se prend. Qu’est ce qu’on a appris à ces gens là ? Ce sont des manières cela ? A force d’avoir la science infuse, nos élus finissent par perdre la boule. La science a trop infusé, sans aucun doute, le thé est devenu imbuvable à force d’outrance verbale. Fascisme ? Post-fascisme ? Gâtisme du locuteur proférateur d’énormités plutôt !

Ce qui se passe en Ukraine est révélateur du désordre qui a gagné le monde organisé.

Isolé dans sa guerre contre la modernité, qu’il assimile sottement à l’occident, Wladimir Poutine, dans un discours- fleuve qui lui a permis de renouer avec les maîtres de l’époque communiste, tel Castro avec ses harangues de cinq heures, a fait le procès de la décadence americano-européenne, qui lui  apparait menacer fondamentalement l’essence de la Russie. Héritier assumé pleinement du legs chrétien, se réclamant et revendiquant le terme de Troisième Rome , Poutine se place délibérément comme un opposant à l’occident de l’intérieur et non de l’extérieur. Il est celui qui, avec le secours éventuel des armes de destruction massive, va enrayer la décadence. Son discours est messianique il faut s’en apercevoir avant d’en payer les frais. Plus qu’à l’Ukraine, c’est aux LGBT et à la société transgenre qu’il fait la guerre. Il fallait voir l’air approbateur du patriarche orthodoxe Kyril qui l’écoutait avec attention pour se rendre compte du danger que représente pour le monde un héritier de Saint-Jean, l’évangéliste de Pathmos, quand il brandit son apocalypse. Ces gens là croient revivre la promesse de destruction de Sodome et Gomorrhe.

Le meilleur moyen de s’en prémunir est de balayer devant notre porte, avec les fous on ne  sait jamais. Plus que jamais il nous faut reprendre le chemin de l’élocution claire et de la dictée classique, ce qui exclut définitivement les apprentis sorciers qui ont fait dérailler la société. L’union des droites ne réglera pas seulement le problème de la direction des affaires publiques, en évitant les approximations pseudo généreuses qui nous ont conduit à avoir  démantelé la société mais contribuera à l’apaisement des tensions internationales, qui sont au premier chef la conséquence de la destruction des notions qui bâtissaient depuis l’époque romaine la société humaine. En attaquant le vocabulaire, les incapables ont préparé le chaos. Quand on a pensé il faut conclure, et quand on a conclu il faut agir dit Charles Maurras.

C’est le moment.

En fait, occidental refoulé, voire honteux, Wladimir Poutine nous écoute et notre discours le rend fou. Préparé à rejoindre le monde de l’ouest à la chute de Elstine, Poutine y est venu préparé par des théories du 19 ème siècle au mieux, et il s’est senti rejeté. D’où sa rage et son humiliation. Il n’a pas été éconduit parce qu’il était russe, mais parce qu’il venait d’une autre époque, et cela il ne l’a pas compris. Enfant puni, il entreprend aujourd’hui de casser le jouet qu’il avait désiré. C’est irréparable. On ne peut rien faire pour lui expliquer qu’il se trompe d’époque.

De là l’importance de se munir d’équipes capables d’entendre les problèmes afin de les résoudre. Intelligere, dit le romain. L’union pour éviter les faux dilemmes, les faux combats, la repentance et le toutim qui va avec. Le temps presse, rien ne serait pire que de manquer d’un De Gaulle le moment venu. L’union la plus large…

Le temps se grossit d’un orage capable d’abattre mille ans d’un travail opiniâtre qui a abouti à la création de la nation française et à l’éclosion d’une culture aujourd’hui déniée par ceux-la même qui ont sucé son lait. Ô paradoxe ! Il est temps d’écouter les voix de la raison qui commandent de restaurer l’ordre public et la sécurité dans les rues avant l’épreuve. L’union.

Jean-François Marchi

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