5 € l’autotest pour limiter l’épidémie de la Covid-19

Tribune. 5 € l’autotest pour limiter l’épidémie de la Covid-19, pour freiner la propagation d’Omicron et pallier la communication gouvernementale ?

Ce sont les temps des réveillons, des repas de famille et des amis. Les gens ont soif de se retrouver. Les familles de partager les repas, les bonheurs simples de retrouver leurs enfants et petits enfants.

Alors 15 -20 à table ? Pourquoi pas.

La raison exige que chacun se fasse vacciner – évidemment.
Mais, l’intelligence de la situation veut qu’on achète en amont, le nombre de tests égal aux nombres des invités.
A 10 invités : 10 tests.
A 20 invités : 20 tests.

A 5 € le test, quelle belle prudence.
Chacun le fait à l’entrée de la soirée et se conforme au verdict. Si positif, l’invité rentre et s’isole. Si négatif, tout le monde est rassuré.
C’est respectueux des autres. C’est pratique et facile à faire.

Lancer un appel, préparer un clip, une publicité dédiée sur toutes les télévisions, radios et réseaux sociaux pour ce geste de bon sens, constituerait une protection supplémentaire.

Ce geste est valable pour les fêtes de fin d’année, les réveillons du jour de l’an comme toutes les agapes amicales.

Seconde exhortation :
En mai 2020, nous avons tellement tous espéré les vaccins, les tests, des protections efficaces, des progrès de chercheurs.
Les vaccins existent aujourd’hui,
même s’il faut procéder à des rappels de doses.
Et, la recherche mondiale progresse, même si elle est lente.
Se faire vacciner est vital.

Et, «  patatraque « , les fake-news inondent inlassablement les esprits vulnérables.
Les vaccins seraient toxiques, dangereux ? Les États devraient écouler des stocks non vendus ?
Quelle folie de raisonnement. Quelle sottise accumulée.

Tout se passe comme si l’Exécutif, obnubilé et paralysé par les minorités manifestantes et bruyantes (antipasse, antivax, « antitout » par défaut voire nature, etc.), n’avait jamais su communiquer à destination de la majorité silencieuse, plutôt disciplinée et probablement même en attente de décisions fermes et précises.

Ma conviction est par exemple que, contrairement à ce que l’Exécutif élucubre depuis bientôt un an, il existe une majorité silencieuse qui serait favorable à la généralisation de la vaccination obligatoire. Celle-ci interviendra probablement à terme quand d’autres pays auront pris la décision de la vaccination obligatoire. Nous aurons perdu un temps précieux.

Mais, ce qui me surprend le plus : c’est le manque de riposte, de pédagogie du gouvernement face à toutes ces intox qui circulent sur Internet, le manque de pédagogie.

Parler des vaccins, expliquer leur fabrication, leur utilité, parler des avancées de la recherche , faire parler des témoins mais pas uniquement un défilé de professeurs de médecine, de généralistes et de spécialistes des épidémies jusqu’à l’overdose. Faire témoigner des gens de tout horizon, avec leurs expériences, repérer les témoignages plus porteurs de sens. Expliquer les raisons d’un espoir collectif. Porter un regard international.

En 2022, une des voies les plus parlantes : ce sont les témoignages de malades. Leur vécu. Leur authenticité sera la meilleure pédagogie.

Les médias doivent aussi redoubler de prudence et ne pas dire tout et son contraire. Ne pas jouer des polémiques pour gagner en audience.

Il s’agit, ici, de répondre aux esprits sceptiques.
En somme, faire de la pédagogie apparaît comme une urgence nécessaire dans ce climat de confusion.
Cela passe par une communication pertinente et une diffusion originale sur tous les médias et supports numériques. Cela exige une répétition constante, des preuves de l’efficacité.

In fine, ces gestes démultipliés de prudence peuvent éviter des contaminations et cas ultime, sauver des vies des plus fragiles.

Joyeuses fêtes à tous.

Ghyslaine Pierrat
Spin doctor, Docteur en communication politique et économique.
Auteur de 3 ouvrages :
La communication n’est pas un jeu
Macron et les autres
Qui sont les acteurs et les influenceurs de la vie politique française ?
aux éditions de l’Harmattan–Paris.

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