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Les indiscrets de Robert Lafont / Décembre 2018

Entreprendre.fr

5 octobre 2018

Jean de Boishue, le grognard de Fillon, passe à autre chose...

 

On ne l’y reprendra plus ! Fidèle de François Fillon jusqu’au bout, l’ancien secrétaire d’État aux Universités d’Alain Juppé ne dissimule pas sa déception. « Même à sa garde rapprochée, François a caché, jusqu’au bout, beaucoup de choses... » Au point que certains se demandent s’il voulait vraiment accéder à l’Élysée à l’instar de Véronique Jacquier, notre consœur de Sud Radio, dans un livre à paraître en début d’année avec ce titre : Fillon, l’homme qui ne voulait pas être président. « Si, si, réplique de Boishue, François y pense depuis l’âge de 15 ans... » Visiblement, le fidèle des fidèles préfère passer à autre chose. Sur Juppé, cette curieuse confidence : « J’étais avec lui dans l’ avion de retour de Russie quand il a fallu se décider entre Balladur et Chirac. Alain a failli basculer chez Balladur. Cela n’a tenu à rien... » Quant à Macron, il aura du mal à re- nouer les fils avec la population. « On n’a jamais vu un tel re- tournement. » Écrivant un livre sur un grand poète russe, de Boishue se félicite d’avoir présenté, un jour, Jean-Michel Blanquer à Fillon pour en faire un recteur d’Académie. L’his- toire tient parfois à un fil. Autre avis : et si Frédéric Péchenard, qui a refusé l’Intérieur (c’était le candidat d’Edouard Philippe), visait la mairie de Paris ?

 


17 octobre 2018

Après Madelin, Laurent Dominati crée un site pour les Français de l’étranger

 

Après avoir connu succès et revers de la politique, le n°2 de Dé- mocratie Libérale avec Alain Madelin, élu parisien, ambassa- deur au Honduras, peut remercier Laurent Fabius d’avoir refusé de le nommer à un poste d’ambassadeur auprès de la Commis- sion de Bruxelles. Devenu entrepreneur, il lance le site lesfran- çais.press à l’attention des Français de l’étranger (entre 2 et 3 millions). « Chaque jeune Français devrait avoir une expérience à l’ international, ne serait-ce que pour voir à quel point notre pays fait envie hors frontières. » Sans cacher son admiration pour le modèle économique suisse : « petit pays devenu grand de l’in- dustrie avec un pouvoir d’achat médian double du nôtre. » Quant à Macron, Dominati ne condamne pas : «C’est un homme d’exception, et tout peut arriver, même le meilleur ! »

 


11 octobre 2018

Yves Bonnefont prie Dieu pour DS !


Au Mondial de l’Auto, débat avec le directeur de DS, pour l’émission de Sud Radio de Philippe David. Ce Centralien qui a démarré sa carrière chez PSA, il y a 24 ans, à l’usine de Rennes, affiche un large sourire. Les ventes de la DS 7 Cross- back la plaçent en première position de son segment devant les Allemandes. « Même la presse allemande commence à nous in- terviewer. Ce n’était pas le cas l’année dernière. » À ses côtés, le patron du Mondial de Paris, Jean-Claude Girot, ne peut s’empêcher d’en rAjouter : « Les médias doivent arrêter avec le French bashing ». Yves Bonnefont paraît sûr de lui. DS est au rendez-vous de l’innovation Premium, véritable ADN de la marque. « Eclairage de nuit, système de suspension prédictive pour amortir les reliefs, tout est réuni. » On le croit sur parole, d’autant que l’ensemble des DS sont fabriquées en France, à Mulhouse. Ce qui n’est pas le cas de Renault Talisman... « Il y aura six modèles DS à terme», rajoute-t-il sans en dire plus. On l’attend pour une interview en japonais.

 


9 octobre 2018

Les confidences de Fabien Lecœuvre sur Macron, Hollande et Sarkozy

 

Jeune, il allait voir les spectacles avec sa grande tante. Pour voir les vedettes dans les coulisses, il se mit en tête de devenir impresario. Aujourd’hui, il n’en est pas loin. À 57 ans, cet au- todidacte vibrionnant, natif d’Enghien, et colonel de réserve, est en train de devenir l’historien de la chanson française. Johnny, Aznavour, Brel : quand il faut en parler, c’est lui que les télés appellent. Son livre « Le petit Lecoeuvre illustré » est une bible. Tout démarre le jour où les héritiers de Clo-Clo lui demandant de faire prospérer l’image de Claude François. « Un jour, Polnareff me fait appeler car il était estomaqué par les résultats. » Depuis, les deux hommes ne se quittent plus. Lorsque Polnareff revient en France, c’est lui qui organise tout. Le 11 mai 2016, après son concert à Bercy, Emmanuel et Bri- gitte Macron vont dîner avec le chanteur du « Bal des lazes ». Lecoeuvre est là, à table, et entend le futur président, par ail- leurs 3ème prix du Conservatoire de piano, avouer benoîtement « être capable de jouer au piano six chansons de Polnareff sans partition » (dont « Love me », « Goodbye Marylou », ou « Lettre à France »). « Good- bye Marylou», le futur président a acheté le disque à 12 ans ; un fan authentique. Être l’ami des stars du showbiz fait côtoyer les présidents. Le 18 août 2012, dans la masure de Patrick Sé- bastien, en Corrèze, il déjeune avec François Hollande, le pré- sident normal, alors entiché de Valérie Trierweiler. Et de se souvenir de cette confidence mot pour mot : « Je suis devenu président avec moins d’ un million de voix d’ écart sur Sarkozy, ce qui va rendre difficile de gouverner la France. On aurait eu l’élection la semaine d’après, Sarkozy aurait pu gagner. » (sic) Peu de magazines de l’époque s’étaient fait l’écho d’un tel pos- sible renversement de tendance, dont Journal de France qui avait titré « Sarko, l’incroyable remontée ». Il est comme ça Le- cœuvre. Il ne peut s’empêcher de raconter. Ami de Mimi Mar- chand, la grande prêtresse de la communication à l’Élysée, il s’extasie : « Elle a tout fait dans sa vie... Ancienne dirigeante de Voici, c’ est elle qui a fait l’ élection. Rends-toi compte, elle a obtenu 30 unes de news magazine pour Macron avant l’ élec- tion. Maintenant, ils essaient de la dégommer, un peu comme ils ont fait avec Benalla. » Tu parles de qui ? «Du service de presse de l’ Élysée. Ils ne peuvent pas l’ encadrer. Elle marche sur leur plate-bande. C’ est eux qui ont laissé sortir la photo du black aux Antilles. » Noir, c’est noir !

 


4 octobre 2018

Aznavour : entrepreneur hors pair ?

 

Aznavour, rien à voir avec Johnny ! Et pourtant, chacun à sa manière, a marqué nos vies. Charles, de manière feutrée, mais profonde, Johnny, plus voyant et bruyant. À la faveur des hom- mages récents, la réécoute de ses chansons touche parce qu’elles sonnent justes et correspondent à ce qu’il a vécu dans sa vie. Avec sa carrière internationale unique (digne d’une Maurice Chevalier ?), notre Franck Sinatra tricolore, comme le surnomme la presse américaine, n’aura jamais été encensé chez nous. Pire, il a été longtemps étrillé. On n’aime décidé- ment pas ceux qui réussissent. Et pourtant, quelle carrière... Quelle volonté, quel engagement. Au départ, il n’avait rien pour lui. Il me rappelle le parcours de ces grands self-made-men par- tis de zéro et qui ne lâchent jamais. Ténacité, travail, écoute (auprès d’Edith Piaf), ambition, le carré magique de la réussite. Un peu à l’image des ses compatriotes arméniens Alain Ma- noukian, Roger Zanier, voire Alain Prost.

 


17 octobre 2018

Michel Arsac, le fondateur de Literie Land, se relance à 59 ans

 

« On ne réussit jamais tout d’un coup. » Le fondateur de Lite- rie Land (30 magasins en 1981, 8 franchises, 70 salariés, 15 M€ de CA) m’explique comment il a été poussé au dépôt de bilan après que son principal fournisseur ait refusé du jour au lendemain de le livrer. « Pendant six mois, avec des magasins vides, je devais payer charges, salaires et loyers. » Un coup tordu de son fournisseur (le fabricant belge Veldeman, 150M€), ayant pris 50% de son concurrent, la Maison de la Literie de Pierre Elmalek. « Cela a tout changé. Au lieu de payer à 90 jours, on nous envoyait des factures pro format. » Six mois après, le problème était solutionné, mais trop tard. Après un placement en sauvegarde, l’administrateur prononce la liquidation alors que tout était en train de repartir. Il aurait pu arrêter. Michel Arsac croit en son destin, et relance la chaîne de literie de luxe à la portée de tous. Literieland Elite ouvre sur 500 m2 à Saint-Étienne (42). (50 K€ de CA et 8 de rentabilité). En projet, une chaîne de franchise de 30 magasins en trois ans, avec l’appui d’Entreprendre incubateur. On ne s’endort pas.

 


24 octobre 2018

Jean-Paul Mialet : le psychiatre qui voit Macron comme frère

 

Rencontre avec le célèbre psychiatre, auteur de « Sex aequo: Le quiproquo des sexes », qui dresse un parallèle entre la politique de Macron et son parcours intime. «Tout jeune, il a quitté sa famille pour se rapprocher de sa grand-mère. Quand il s’ est mis avec Brigitte, il a dû briser des tabous dans son milieu... En politique, le partisan du nouveau monde n’a-t-il pas aussi rompu avec Hollande pour reconstruire de zéro son mouve- ment En marche ? Dans l’inconscient collectif, il n’est pas perçu tel un père comme les présidents Mitterrand ou Sarkozy, mais bien plus comme un frère. » Est-ce inquiétant ? « Non, pas forcément, car le pays a peut-être justement besoin de quelqu’un qui casse les codes et les cadres. »

 

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