Par Jean-Luc Caddedu, historien

Tribune. L’œil de l’histoire. Les massacres par les militaires russes des populations civiles, y compris les viols odieux d’enfants m’amènent à penser que plus rien n’arrêtera la sauvagerie des mercenaires syriens ou tchétchènes engagés par Poutine dans ce conflit généré uniquement pour contrôler l’ensemble du Donbass !

Nous, les Occidentaux sommes trop faibles pour enrayer cette guerre d’usure, faire trop de concession à la Russie ne changera en rien la détermination du tyran ! Néanmoins, le dialogue diplomatique est plus que nécessaire pour préserver la paix en Europe centrale.

La désinformation du peuple russe ainsi que son obstination à ne pas vouloir voir la vérité en face nous désavantage dans nos négociations.
Bien sûr, nous n’oublions pas qu’en partie de la population est contre cette guerre, mais les sanctions du Tsar sont terribles pour elle. Poutine a lancé un rouleau compresseur qu’il ne peut plus contrôler ou tout du moins qu’il aura du mal à stopper. Dans toutes les guerres ou toutes les révolutions, l’homme qui en a décidé ne peut plus maîtriser les combattants sur le terrain. Rappelons-nous la révolution française et plus exactement les massacres des prêtres en 1792 à Paris comme en province.

Ceux-ci sont réfractaires à la constitution civile du clergé et de ce fait ne veulent pas la signer soit ils ne veulent pas abjurer leur foi.
Les sans-culottes vont s’en donner à cœur joie en les embrochant, de leurs redoutables pics, voire même en les décapitant. Danton qui pendant ces épisodes tragiques est la tête du comité de salut public laisse faire et comble de tout couvre ce bain de sang !

Pourquoi une telle attitude par l’homme de la victoire de Valmy par l’homme de la galvanisation du peuple ?

Je le cite :
De l’audace encore de l’audace et la patrie sera sauvée !
Tout simplement parce que lui-même n’était plus en mesure d’arrêter ce qu’il avait initié.
Ces sans-culottes étaient devenus incontrôlables et comme il l’expliquait à son ami Camille Desmoulins venu lui demander des comptes.

Mes propres hommes ivres de haine envers les cléricaux se seraient retournés contre moi ! C’est ce qui s’est passé dans toutes les révolutions et dans certains conflits. Cela étant dit, ça n’excuse pour autant le grand malade qu’est devenu sa Majesté Poutine.

Le sang excite les hommes tout comme les requins dans la mer. Après ces massacres odieux de prêtres les révolutionnaires à l’approche des prussiens du général de Brunswick (manifeste de Brunswick 25 juillet 1792), les sans-culottes vont ouvrir toutes les prisons non pas pour libérer les prisonniers mais pour les massacrer ! Le sang entraine le sang. La guerre en Ukraine continuera hélas à rassasier la folie meurtrière des hommes, à moins qu’un leader charismatique ne la fasse cesser. Espérons.

Jean-Luc Caddedu, historien

Jean-Luc Caddedu, historien

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