Tribune de Sébastien Laye aux entrepreneurs pour sa déclaration de candidature à la présidence des Républicains

Amis entrepreneurs, je sais que vous n’êtes pas uniquement des chefs d’entreprise, mais aussi des citoyens, intéressés par nos choix collectifs en matière de politiques publiques. Créateurs d’entreprise, chefs d’entreprise, artisans, commerçants, professions libérales, indépendants, auto entrepreneurs, nous sommes les grands perdants de la gabegie de l’Etat Providence français : harassés de charges, de normes et de réglementations, votre génie ne peut s’exprimer correctement, votre rythme de vie en pâtit. Vous ne pouvez donc vous détourner du sort politique du pays, parce qu’il impacte votre rythme de vie, mais aussi car en tant que citoyens vous vous intéressez légitimement aux autres sujets publics, comme l’insécurité qui a gangréné notre pays cet été tout particulièrement, l’éducation de nos enfants, la préservation de notre environnement et de notre mode de vie à la française, ou encore les grands sujets internationaux.

A l’inverse de ce que l’on voit dans la plupart des autres pays, vous n’avez jamais eu l’opportunité de voter pour un entrepreneur, ou même pour quelqu’un ayant passé l’essentiel de sa vie professionnelle dans le privé. De retour des Etats Unis, où j’ai acquis une belle expérience internationale (je continue de développer des sociétés aux Etats Unis et en France), alors que je conseillais en tant qu’économiste aussi plusieurs personnalités politiques, j’ai découvert avec effroi que la plupart des dirigeants politiques ne connaissaient rien au monde de l’entreprise, ne s’intéressaient que vaguement à l’économie et prétendait planifier toutes nos actions, tout régimenter, bureaucratiser, normer : à chaque problème au 20h, une norme ! Là où aux Etats Unis le politique, qui connait l’entreprise et vient de l’entreprise, n’a que la prétention d’accompagner les entrepreneurs et de créer un terreau favorable à l’expression de son génie. Comme en Israël, en Angleterre ou en Allemagne, comme aux Etats Unis, nous avons besoin de gens venant du privé qui s’investissent en politique et tranchent les nœuds gordiens qui entravent notre démocratie et notre économie. Le pragmatisme doit faire son retour sur la scène publique, après les désillusions de l’énarque Macron, plus révolutionnaire dans sa prose que dans les actes….

Pour aider les classes moyennes en France, il faut d’abord que l’Etat retrouve sa juste place et cesse de les harasser de normes, lois, impôts et charges aussi absconses qu’injustes. C’est notre illustre ancêtre Georges Pompidou qui nous avait alertés : « Arrêtez d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois dans ce pays, on en crève, laissez-les vivre ». Economiste, j’ai des mesures et un programme crédible afin de dé-normer, débureaucratiser le pays. Je paye des URSAFF, des charges comme vous, avoir mis les mains dans la fange de vos difficultés quotidiennes me différencie des politiciens professionnels.

Notre Droite doit défendre plus clairement les libertés économiques, la baisse des charges, des impôts et des réglementations : mais nous devons mener ce combat en prouvant aux français que nous serons les meilleurs gestionnaires, capables de ramener les impôts de 46% à 40% du PIB (la moyenne européenne) parce que nous aurons réduit la dépense publique de 56% à 50% du PIB : pour redonner du pouvoir d’achat aux français et des forces aux indépendants et entrepreneurs, il faut réduire le périmètre de l’Etat. Les incantations de notre famille politique en la matière ne suffiront pas : le réel ne se nie pas. Ensemble, sur la base de mon travail dans l’univers des think tank depuis des années, nous allons proposer le seul programme crédible de redressement économique du pays, avec une trajectoire budgétaire. Le retour du pragmatisme en politique est la quintessence de cette première candidature de mon côté.

Ce redéploiement de l’Etat doit nous permettre de lui redonner ses prérogatives régaliennes. L’été « orange mécanique » que nous vivons, préfiguré par les écrits de Laurent Obertone, appelle un retour de l’ordre. J’ai autour de moi les meilleurs experts en la matière (ce qu’un pur politique n’aura jamais, puisqu’ils ne discutent que rarement avec les praticiens et les intellectuels, et s’en tiennent à des incantations) et le cœur du programme sera une reprise en main des zones de non-droits qui se sont multipliées sur notre territoire.

J’ai été fidèle à ma famille politique, celle des Républicains, mais je sais que la plupart des entrepreneurs en France s’en sont détournés. Je ne peux les en blâmer, car le Parti ne leur parlait même plus, et surtout n’assurait aucune représentation parmi ses élus du monde entrepreneurial. Cela va changer : mon irruption sur la scène politique au sein des LR représente premièrement une opportunité pour vous de revenir, de me parrainer pour l’élection et de me soutenir, et deuxièmement un appel à la régénération de cette famille politique : car j’amènerai avec moi de nombreux nouveaux militants, beaucoup de jeunes, mais aussi de nombreux entrepreneurs et experts qui influeront sur la ligne du parti, comme jadis. Très jeune, vers la fin de mes études à HEC, j’avais passé quelques semaines à la direction des études de l’UMP : aujourd’hui, idéologiquement, au sein du parti c’est un encéphalogramme plat (heureusement parfois réveillé par de brillants parlementaires), et je dois m’atteler, avec vous, à la tache de reconstruire idéologiquement cette famille politique. Entre eux et entre seuls élus, ils ne pourront accomplir cette tâche colossale. Le militantisme est devenu inintéressant car un système pernicieux de courtisanerie/humiliation préside aux destinées au sein de ces structures. J’en ai fait l’expérience lors de la dernière campagne présidentielle : la plupart de mes initiatives pour aider une candidate de valeur, étaient torpillés par des couches et des sous couches de bureaucrates, d’affidés et de politiciens qui avaient des titres mais ne travaillaient pas. Nous connaissons tout cela dans le monde de l’entreprise, et nous savons comment cela se traite, par une bonne reprise en main et restructuration, pour repérer et promouvoir les meilleurs. Au-delà de l’élection, le Parti aurait besoin d’un super DRH et d’un expert en retournement. Je vous rassure, je ne crois qu’aux aventures collectives, et j’ai déjà cela dans mon équipe.

Je vous promets le début d’une belle aventure entrepreneuriale en politique, qui n’aura aucune limites, et qui réussira in fine quelle que soit la manière dont le Parti l’accueille. S’il me rejette, ils VOUS rejettent, tant je suis la quintessence de tout ce que vous êtes. Mais avec NOUS, il a toutes les chances de redresser notre beau pays : voulez vous encore voir des entrepreneurs comme nous quitter le pays, et que ferez vous quand vos enfants voudront abandonner la France ? Ce pays mérite de se battre. Venez rejoindre notre combat, parlez en dès maintenant aux 200 parlementaires LR qui peuvent parrainer notre candidature.

Sébastien Laye
Sébastien Laye, 43 ans, diplômé d’HEC, Sciences Po, du MIT, Licencié en Droit. Entrepreneur dans le domaine du financement immobilier, investisseur dans la technologie, chercheur associé en économie à l’Institut Thomas More. Originaire de Marseille, il a travaillé dix ans aux Etats Unis. Sébastien est l’auteur de deux ouvrages, écrit régulièrement dans le Figaro Vox, Capital, Front Populaire…Il a aussi été l’éditorialiste économique de Cnews une partie de cet été.

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