Relancer une vieille entreprise comme les lunettes Coffignon

À l‘heure des jeunes pousses et des créateurs d’entreprises à tout va à la recherche de la fameuse idée miracle ; beaucoup passent à côté du fantastique réservoir du marché de la reprise d’entreprises. Bpifrance estime à 600 000 le nombre d’entreprises à céder dans les dix ans.

Et parmi elles, tellement de belles affaires à reprendre ! Il suffit pour s’en rendre compte de consulter les sites spécialisés (Fusacq, Cessionpme, Bpi, Lequotidiendesentreprises.fr ou Transentreprises…), beaucoup sont en recherche active d’acquéreurs. Avant de chercher  à créer, imaginer aussi une reprise d’activité, peut s’avérer un levier porteur.

Prenez l‘exemple de Guillaume Flahaut, cet ex-cadre chez Guerlain ( groupe LVMH ) a eu le nez d’acquérir une petite maison française renommée de lunettes, fondée en 1928 et presque tombée en désuétude. Coffignon, c’est son nom, a pourtant connu son heure de gloire puisque le fabricant lunetier parisien était celui qui équipait de Gaulle, Mitterrand, Brigitte Bardot ou Johnny. Des lunettes cousu main bien dans la tradition haut-de-gamme française et entièrement conçues et fabriquées sur-mesure dans l’atelier du boulevard Malesherbes à Paris.

Cela aurait été un gâchis que personne ne se penche sur ce cas d’école. Grâce à la reprise en 2021 par ce dirigeant du luxe, Coffignon est en train de renaître de ses cendres et redeviendra pourquoi pas demain le plus prestigieux des labels de la lunetterie mondiale. Des montures chics et durables made in France qui redeviennent tendance. Le meilleur ouvrier de France en la matière, Oscar Esteves, vient d’être recruté pour cela. On est bien loin des usines de fabrication en série d‘Asie. Alors si vous voulez entreprendre : pensez à la reprise !

Robert Lafont

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