Par Jane Kochanski, Expert Cour d’appel de Paris

Tribune. Aujourd’hui, la plupart des entreprises s’étendent au-delà des frontières nationales. Les entreprises, qu’elles soient grandes ou petites, devront être capables de comprendre et de communiquer dans une deuxième langue, généralement l’anglais, mais pas seulement.

Premièrement, les langues sont essentielles pour la communication. Communiquer dans sa langue maternelle est une arme puissante et un pilier nécessaire pour l’employeur pour le développement de l’entreprise.

La communication est la clé de pratiquement tous les aspects de l’entreprise, de l’acquisition et de la fidélisation des clients à l’amélioration de l’engagement et des performances des employés. Au niveau le plus fondamental, les affaires ne peuvent se faire sans une bonne communication. C’est encore plus vrai à l’ère de la mondialisation.

Une diversité linguistique pour l’optimisation des affaires

L’un des principaux avantages commerciaux d’une main-d’œuvre capable de communiquer efficacement dans plusieurs langues est la capacité d’atteindre de nouveaux marchés.

Sur le plan international, les opportunités de croissance dans les marchés émergents sont bien plus nombreuses que dans les économies développées. Au cours des prochaines années, environ 70 % de la croissance mondiale proviendra des marchés émergents, la Chine et l’Inde représentant à elles seules 40 % de cette croissance.

Quelles langues sont importantes pour les entreprises ?

Aujourd’hui, il y a un net abandon de l’anglais, de l’allemand et du français, qui seront moins couramment utilisés par leurs employés dans un avenir proche. En comparaison, l’espagnol et le mandarin devraient devenir plus importants.

Une question courante concernant les compétences linguistiques des employés pour développer l’entreprise sur des marchés en croissance et lucratifs est de savoir s’il est possible de recruter des employés possédant les compétences linguistiques requises, par exemple le mandarin, ou si l’employeur devrait proposer des programmes de formation linguistique intensifs à ses employés. Pourtant, la question est, bien sûr, liée au budget et au coût. Une telle formation s’avérera très coûteuse !

L’employeur cherche à satisfaire ses clients. Si le client est basé à l’étranger, ses besoins seront satisfaits s’il est capable de communiquer dans sa langue maternelle. Cela permettra de sécuriser les besoins de l’entreprise à l’étranger.

Néanmoins, la diversité linguistique peut également créer un risque interculturel au sein d’une entreprise. L’employeur peut avoir du mal à comprendre les besoins culturels d’un employé étranger et la diversité linguistique à un corrélatif de diversité culturelle !

Cependant, la gestion de cette diversité culturelle et linguistique rendra l’entreprise plus compétitive à l’échelle nationale et internationale.

Enfin, un environnement de travail multilingue nécessite également des règles d’hygiène et de sécurité multilingues. Les compétences linguistiques doteront les gestionnaires des compétences de communication nécessaires pour prévenir les blessures au travail et prévenir les infractions à la conformité.

La question clé de la diversité linguistique dans le monde du travail est de savoir comment la cultiver : par le développement interne ou par le recrutement externe ? C’est le dilemme de plusieurs employeurs…

Jane Kochanski, Expert Cour d’appel de Paris

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