Les traducteurs professionnels survivront-ils face aux nouvelles technologies ?

Par Jane Kochanski, Expert Cour d’appel de Paris

Tribune. Le traducteur en 2023 doit faire face à des nouveaux défis et notamment l’émergence des nouvelles technologies. Un traducteur a besoin d’utiliser les logiciels de traitement automatique tels que la TAO (traitement assisté par ordinateur), permettant un traitement rapide de gros volumes de données. Ce n’est pas simple pour le traducteur à l’heure actuelle qui doit jongler à la fois les sujets tels que l’éthique, la confidentialité, la qualité, le délai et la rigueur, entre autres.

Cependant, nous constatons que la confidentialité est difficile à respecter lors de l’utilisation de ce type de logiciel. Le même souci est également rencontré lors du stockage des données dans le Cloud par exemple. Une base de données, un lexique partagé dans le Cloud pose de maints problèmes pour le traducteur lors de son engagement de confidentialité.

Le traducteur aujourd’hui devient de plus en plus un homme à casquette multiple. Certes, la formation d’un traducteur aujourd’hui nécessite des heures de formation lors de son cursus en traitement de texte, l’utilisation de la bureautique, l’informatique et de plus en plus souvent en localisation. La localisation est de plus en plus utile pour le traducteur et permet d’adapter un texte traduit à la zone géographique à laquelle il est destiné. La dimension culturelle est omniprésente et permet le traducteur d’ajouter une deuxième arche à ses cordes. La localisation a plusieurs échelles soit au niveau d’une région, d’un pays ou à l’échelle internationale. Le localisateur doit fournir des informations selon le lieu et adapter la traduction en conséquence. Par exemple, la question de devise ou bien une expression locale précise. La localisation nécessite des connaissances accrues du pays, sa culture et ses expressions linguistiques et non seulement la langue du pays. Il ne suffit pas d’être britannique pour devenir localisateur sur la zone du Royaume-Uni, il faut ajouter la formation de la localisation.

Quand un cabinet souhaite conquérir de nouveaux marchés, le localisateur peut-être très utile afin de cibler avec certitude la compréhension culturelle du pays.

Il joue un rôle d’adaptation et doit tenir informé le traducteur des actualités et des expressions spécifiques à tel ou tel pays.

Le localisateur représente un atout majeur sur le plan marketing et sur le plan juridique pour un cabinet de traduction ou une entreprise. Le traducteur peut même travailler en partenariat avec un localisateur pour grandir sur l’échelle nationale ou internationale.

En 2023, un mariage entre le traducteur et le localisateur pourrait se faire afin de développer ce métier à chaque zone géographique concernée par une traduction ou une conquête d’un marché.

Le localisateur, vers un métier d’avenir à l’aube de l’an 2023 ?

Jane Kochanski

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