Par Michel Platero, président de la FNAIM du Grand Paris

Tribune. Le logement est la priorité des Français au quotidien, à la fois parce qu’il est vital, mais aussi parce que son prix vient endommager leur pouvoir d’achat. Rappelons qu’environ 25 % du budget global des Français est alloué aux dépenses liées au logement (voire beaucoup plus dans certaines régions notamment en Ile-de-France), et que depuis les crises sanitaire et géopolitique, l’inflation se fait de plus en plus pressante, et le coût de la vie devient difficile à supporter pour des millions d’entre eux. L’inflation, qui est aujourd’hui estimée à 5,4%, pourrait bientôt atteindre des sommets et aurait comme conséquences inévitables une baisse du pouvoir d’achat et hausse massive des taux d’intérêt et des loyers.

Aucun ministre en charge du logement n’a pour le moment été nommé

Ce dimanche a lieu le premier tour des élections législatives, et le sujet logement n’a pas émergé pendant la campagne, comme ce fut déjà le cas au moment de l’élection présidentielle. L’annonce du premier gouvernement a également été une surprise, puisqu’aucun ministre en charge du logement n’a pour le moment été nommé. Si la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a d’ores et déjà annoncé qu’un ministre chargé du logement serait nommé après les élections législatives, le symbole n’est pas des plus rassurant.

Et pourtant, de nombreux locataires ne vont plus être en mesure de payer leur loyer, la plupart des copropriétaires ne savent pas comment ils vont parvenir à répondre aux nouvelles obligations de rénovation énergétique, les promoteurs font face à une pénurie majeure des constructions qui a pour conséquence directe une raréfaction des logements et une hausse mécanique des prix. Des solutions contre-productives, comme le gel des loyers, ont été évoquées alors même que des mesures incitatives, plutôt que punitives sont souhaitées et attendues.

Le logement est devenu, au terme de plusieurs années de tergiversations, une problématique centrale en matière de pouvoir d’achat de dignité humaine. Il doit désormais faire l’objet d’une politique publique innovante, rationnelle et juste autant pour les locataires, les propriétaires, et les professionnels. Il est urgent de procéder à une refonte globale l’écosystème et la FNAIM du Grand Paris se tient à la disposition des pouvoirs publics pour imaginer des réponses adaptées, efficaces et réalistes.

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