Je m'abonne

La Liberté guidant le peuple : menace sur le plus beau tableau de Delacroix

C’est trop grave !… Il y a urgence : La Liberté guidant le peuple, fleuron de la culture française, est en péril. Cette peinture, emblème majeur de l’Humanité, est remise sur le métier dans une volonté d’interventions esthétiques plutôt que conservatoire.  ‘ Restauration’ – pour la présentation actuelle ? –  donc à l’opposé de nos modestes devoirs de conservation et de transmission.

Entreprendre - La Liberté guidant le peuple : menace sur le plus beau tableau de Delacroix

Par Etienne Trouvers, peintre

Or, foncièrement, seul Eugène Delacroix est compétent en sa peinture, surtout quant aux modulations finales par glacis, vernis irréguliers (à la main), etc. qui sont le fait de la dernière main des maîtres d’antan.

Disons que c’est comme un feu dans nos écuries de course, là où se trouvent les plus précieux étalons ;  moment où certains vont pour des raisons simples, voire complexes, cueillir les choux dans le jardin ! Tu entends bien, oui cher président, des étalons dont on va perdre définitivement l’ADN, si…  – C’est en somme, un ‘pictocide’ ce, grâce à l’aveuglement du système présent. Quelque soit nos âges, nos tendances diverses, nous sommes tous touchés, et la Société avec nous.

En fait, la question de cette intervention-là est plus large et complexe que le cas de La Liberté. En Cassandre, j’ai tenté presque toutes les possibilités d’alertes. Merci de prendre connaissance des éléments ci-dessous !

Etienne Trouvers


Vous aimez ? Partagez !


Entreprendre est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

6 commentaires sur « <i>La Liberté guidant le peuple</i> : menace sur le plus beau tableau de Delacroix »

  1. Le cliché ci-dessus d’un vaste détail central, avant la volonté de restauration nouvelle, témoigne de l’inutilité de cette démarche onéreuse et présomptueuse.

    Répondre
  2. Paradoxale volonté de mise à disposition d’un patrimoine culturel dans l’idéal du jeunisme mais qui le dévalue, esthétiquement, irrémédiablement. Sa valeur d’héritage en est donc affecté pour les générations à venir.

    Répondre
    • Pas étonnant. LA CULTURE ET L’ART en France ont été tellement « tirés vers le bas » que notre pays qui était une référence mondiale est maintenant au ras du sol.
      C’est une honte d’oser « massacrer » ce patrimoine inestimable.
      Autant les tableaux originaux sont vivants, autant l’autre tableaux est mort, sans vie.
      Honte à ceux et/ou celles qui se disent restaurateurs/trices et qui sont rémunéré(es) avec l’argent du contribuable. Il serait très intéressant de connaître ce qu’en pense notre nouvelle ministre de la culture.

      Répondre
      • Bien d’accord avec votre propos. Un élément essentiel et malheureusement néfaste qui a contribué à cette dégringolade est l’action du ministère de la culture dans le domaine des arts plastiques. L’art officiel en France, à la fin du XIXe siècle est gâteau par rapport à celui d’aujourd’hui. Je n’ai rien contre les élucubrations « contemporaines » mais encourager, soutenir et surtout financer QUE ce genre d’expressions est un erreur impardonnable. Sans être fou des États Unis, là bas il y a de tout, tout genre d’expression qui existe et sans la bénédiction d’un ministère. Le détail essentiel : les figuratifs contemporains de là bas apprécient au plus haut degré, justement, les académiques français. Bouguereau est un Dieu dans ce milieu des figuratifs « classiques » américains et celà s’est déjà répandu dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie. Voir l’exemple avec l’ARC (art renewal center) et la Florence Academy

        Répondre
  3. Les peintures anciennes appartiennent au trésor de l’Humanité. Les restaurations réalisées par les grands musées comme le Louvre, sont-elles au service des œuvres et pour la transmission à la postérité du travail d’un Artiste à un moment donné où pour satisfaire des goûts actuels et des egos surdimensionnés pour faire le buzz ? A en voir les dernières restaurations de certaines œuvres de Delacroix et, manifestement, la non prise en considération d’éléments essentiels datant d’il y a plus d’un siècle, on peut légitimement se demander jusqu’où sont-ils prêts à aller dans l’irrespect!

    Répondre
  4. Loin d’être experte, je peux tout de même constater que l’oeuvre de Delacroix a déjà commencé à être « restaurée » avec « la mort de Sardanapale » qui est en fait défigurée, privée de ses couleurs, blafarde et terne. Et on prétend faire de même de « La Liberté » ?! Un héritage, ça se préserve pour transmission, c’est un devoir moral !

    Répondre

Publiez un commentaire

Offre spéciale Entreprendre

15% de réduction sur votre abonnement

Découvrez nos formules d'abonnement en version Papier & Digital pour retrouver le meilleur d'Entreprendre :

Le premier magazine des entrepreneurs depuis 1984

Une rédaction indépendante

Les secrets de réussite des meilleurs entrepreneurs

Profitez de cette offre exclusive

Je m'abonne