Tribune. La ville de Glasgow, ma ville natale, s’apprête à accueillir la 26ème Conférence des Parties dès aujourd’hui et jusqu’au 12 novembre. J’aurai également le plaisir d’y participer la semaine prochaine au centre de conférence SEC.

Certes, Glasgow est fière de son rôle et la ville s’annonce festive et peut également prendre sa place en tant que ville célèbre sur le plan international.

Quel est l’objectif de cette rencontre internationale ?

Les Parties membres envisagent de renforcer la lutte internationale contre le réchauffement climatique et une myriade de situations sera mise sur la table de négociation. Nous pourrons citer l’exemple de la Sibérie et la Californie ravagées par les flammes et la canicule au Canada ou encore les inondations en Allemagne et en Belgique. L’alerte rouge sonne pour protéger l’humanité. Une crainte s’installe parmi les pays membres.

Présidée par le Royaume-Uni, la COP 26 réunira les dirigeants de près de 200 pays, après avoir été repoussée d’un an à cause de la pandémie de Covid-19.

Un objectif clé : un cap sur hausse des températures

Des mesures seront prises à Glasgow pour que les températures futures ne dépassent pas 1,5°C de plus par rapport à celles de la période avant l’industrie. Il s’agira d’une continuité des objectifs de l’accord de Paris, notamment sur les marchés carbone.

Ajoutons à cela, que les pays développés sont aussi les principaux acteurs du réchauffement climatique.

Cependant, le climat est un sujet mondial et logiquement devrait être traité sur ce plan. Hélas, un coup dur s’annonce pour le sommet avec des absences importantes des pays puissants, tel que la Russie. La Chine hésite à se déplacer également, depuis le début de la pandémie. L’Inde est aussi en stand-by sur ce plan. Et nous ne pouvons pas oublier la Reine d’Angleterre qui sera également absente la semaine prochaine.

Un sujet aussi délicat a besoin d’une présence physique et qui dit présence internationale dit aussi le besoin d’embaucher des interprètes de premier plan capables de jongler les aspects linguistiques, diplomatiques et géopolitiques. Une épreuve difficile pour l’interprète, souvent seul face à son public et cela sera d’autant plus vrai lors de ces conférences.

Un sommet entouré de scepticisme ?

Il y a une bonne dose du scepticisme au tour de ce sommet qui s’annonce avec des grandes ambitions mais qui sont lourdes de conséquences.

Et enfin, la moyenne moderne des visio-conférences montrera ses limites lors des négociations. La sécurité climatique nécessite la présence individuelle et physique de chaque Etat membre. L’ère de la digitalisation montrera sans doute ses failles dans ce cas.

Face à ces catastrophes climatiques en série, les Britanniques s’annoncent également sceptiques sur le déroulement de ce sommet.

Alors, pour le COP26, à Glasgow, peut-on attendre à une politique de « wait and see »… ?

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