Face aux créateurs de start-up à peine sortis de l’école, les cadres n’ont-ils d’autre horizon que le burn out ? Au contraire ! Après des années d’expérience en entreprise, ils ont tous les atouts pour réussir leur reconversion.

Changer de métier, changer de région ou de pays, changer de vie… un fantasme que l’on caresse régulièrement ou un véritable projet ? 25% des cadres envisagent une reconversion professionnelle.

Parmi eux, nombreux sont ceux qui souhaitent se mettre à leur compte, à créer ou à reprendre une entreprise. Mais passer du salariat à la création d’entreprise ne s’improvise pas. «90% des indépendants et des autoentrepreneurs échouent la première année. Faute d’être bien préparés, les cadres qui se lancent dans un projet personnel multiplient les erreurs.

Ils considèrent par exemple à tort que la nécessité d’élaborer une stratégie ne concerne que les grandes entreprises…», rappelle Marie-Laure Sainte-Croix, fondatrice du cabinet de conseil Objectif Reconversion, après un parcours à des postes de direction commerciale et de dirigeant d’entreprise.

Une démarche réfléchie

La reconversion n’est toutefois pas sans risque. Pour Marie-Laure Sainte-Croix : «Les personnes en reconversion se découragent, prennent des risques inutiles, se retrouvent face à des obstacles insurmontables… Quelque temps plus tard, elles se retrouvent à la case départ. Avant de prendre le large, il faut être bien préparé ! Peu importe les compétences et le degré d’expertise du créateur d’entreprise : sans stratégie et sans un minimum d’accompagnement, il va droit dans le mur».

Il est donc nécessaire de bien mûrir son projet, en pesant toutes les contraintes : financières, sociales, familiales… Pourtant, tenter l’aventure de la reconversion professionnelle est non seulement possible, mais elle peut être le meilleur remède à l’ennui, la routine et la paresse. Une chose est certaine : pour ceux qui ont franchi le cap, nul retour en arrière n’est envisageable.

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