Anne Hidalgo

Après la claque des présidentielles, où la maire de Paris pourtant soutenue par le PS avait réalisé moins de 2% des votants avec 1,7 % des électeurs, soit  le pire score jamais enregistré par les socialistes (moins que le candidat indépendant Jean Lasalle), Anne Hidalgo va-t-elle devoir démissionner de son mandat de maire.

Il est vrai, comme le rappelle sa principale opposante au conseil de Paris,  Rachida Dati,   dans Le Parisien qu’elle a perdu beaucoup de sa légitimité : « Lorsqu’on est à ce point désavouée par les électeurs nationaux et par ses alliés au Conseil de Paris, on n’a plus d’autorité pour diriger la capitale . Sa succession est déjà ouverte par ses alliés qui souhaitent au plus vite être dissociés de l’image et du bilan désastreux qu’elle  incarne ! »

Phénomène aggravant et qui n’a que peu été soulevé par l’opposition excepté par l’excellent maire du XVIIeme, l’actif et ambitieux  LR Geoffroy Boulard qui multiplie les initiatives : création d’un incubateur de startups avec la FNAIM Grand Paris de Michel Platero, ou grand projet d’aménagement de l’avenue de Wagram , dans le prolongement des Champs-Elysées.

Dans le même temps, Anne Hidalgo semble multiplier à l’envie contresens ou provocations sans même parler des innombrables travaux à n’en plus finir, qui obstruent nombre de rues et avenues.   Réquisitionnant des immeubles des beaux quartiers pour y installer  des centres pour sans papiers ou déshérités comme elle  l’a fait dans le XVI eme arrondissement , elle transforme  subrepticement les place de parking en place de livraison.

Dernier projet sans queue ni tête, baptisé d’un affreux terme anglais de « OneESite » (elle aurait pu préférer  un nom en Français pour la capitale de la France,  siège de l’Académie française) qui prévoit de sacrifier les très beaux arbres centenaires du Champ de Mars pour créer une nouvelle zone utilitaire entre le Trocadéro et la Tour Eiffel pour  y installer, ne riez pas, une bagagerie et des locaux pour le personnel.

On voudrait sacrifier encore un peu plus l’esthétique de la plus belle ville du monde qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Dernier exemple, visible par tous, sur le pont de l’Alma , la mairie n’a rien trouvé de mieux pour protéger le couloir des cyclistes que de faire apposer d’horribles plots en béton mal repeints. Un véritable gâchis visuel qui vient se rajouter à une fantastique fuite en avant financière.

Sous l’ère Hidalgo, la ville est passée en quelques années à un endettement titanesque qui atteint aujourd’hui  quelques 10 milliards d’euros soit presque l’équivalent du budget annuel de la ville de Paris proche de 9 milliards. Tout ça pour ça ? On se demande bien comment la maire de Paris  peut avec de tels échecs encore se maintenir à son poste. L’ancienne Inspectrice du Travail ne semble décidément ne toujours pas avoir  saisi les réalités de l’économie  voire de la vie tout simplement. Et comme le dit encore Rachida Dati : « Si ce n’était pas Paris , cela fait longtemps que la ville aurait pu être mis sous tutelle. » Paris sera toujours Paris : oui, mais sans Hidalgo !

Robert Lafont

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