Je m'abonne

Andréa Bensaid, itinéraire d’un jeune entrepreneur à succès

Entreprendre - Andréa Bensaid, itinéraire d’un jeune entrepreneur à succès

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Andréa Bensaid, j’ai 34 ans, je suis diplômé de l’EDHEC Business School et j’ai lancé Eskimoz il y a 7 ans après avoir passé 5 ans en freelance.

Où en est Eskimoz et quels sont les services que vous proposez ?

À lire Derrière le rachat de Paris Match, le pacte entre Arnault et Bolloré

Eskimoz c’est aujourd’hui plus de 200 consultants présents dans 5 pays européens, Paris Lyon et Bordeaux pour la France, Madrid pour l’Espagne, Bruxelles pour la Belgique, Milan pour l’Italie et Londres pour l’Angleterre. Nous espérons finaliser une opération de croissance externe d’envergure en Allemagne cette année afin de finaliser notre projet européen et lancer les États-Unis.

Eskimoz c’est 4 pôles d’expertise – SEO / Paid / Content Marketing / Data & Tracking. Nous sommes des experts de l’acquisition digitale.

Vous avez doublé de taille l’année dernière, quelle est votre recette sachant que vous n’avez pas levé de fonds ?

La clé de notre réussite réside dans un aspect bien précis qui produit un cercle très vertueux. En effet, nous mettons tous nos efforts et toute notre concentration dans la qualité de travail de nos collaborateurs. Nous pensons que si nos collaborateurs se sentent bien dans leur travail, alors ils délivreront un service de qualité. Et comme nos clients seront contents de la prestation, ils continueront de nous faire confiance.

À lire Gazelle Tech : une voiture ultra légère électrique en kit

D’ailleurs, une étude de Harvard/MIT vient confirmer ce processus en démontrant qu’un collaborateur épanoui tombe 2 fois moins malade, est 6 fois moins absents, 9 fois plus loyal, 31% plus productif et 55% plus créatif.

C’est un pari dans lequel tout le monde est gagnant et c’est aussi l’une des raisons qui nous permet d’être en avance sur ce qu’attendent les gens du marché du travail. Par exemple, quand le COVID est arrivé, nous avions déjà mis en place le télétravail dans notre entreprise depuis déjà très longtemps.

Quels sont les prochains projets pour Eskimoz ?

Nous souhaitons continuer notre développement international afin de pouvoir accompagner nos clients partout dans le monde grâce à des équipes expertes locales.

À lire SaaS : comment s’y retrouver dans la jungle des nouveaux logiciels de comptabilité ?

Ensuite, nous voulons continuer d’investir dans notre équipe et nos projets tech afin de garder une longueur d’avance sur nos concurrents. Cela passe par des outils de machine learning, de dashboarding, de gestion et d’aide à la production pour nos consultants. Nous travaillons actuellement sur un projet très ambitieux sur OpenAI et Chat GTP-3.

Vous avez dit le sur le plateau de BFM TV vouloir devenir la première licorne 100% autofinancée, pouvez-vous nous en dire plus ?

J’ai investi 2 000 euros dans cette entreprise et je n’ai jamais remis un seul euro dedans. Ça me tient à cœur de pouvoir montrer à toute une génération que la forte croissance et la rentabilité sont possibles sans avoir recours systématiquement à des levées de fonds. Certes le chemin est plus long mais cela permet de conserver son capital et de rester maître à bord.

Nous avons fait 150 000 euros de chiffre d’affaires en 2015 et nous avons fait plus de 20 000 000 d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière. Pour valoir 1 milliard d’euros, nous devons faire 150 000 000 d’euros de chiffres d’affaires ce qui nous paraît atteignable dans les 5 prochaines années.

À lire Xavier Niel, roi des télécoms européens

« Je souhaite qu’Eskimoz devienne le symbole du Bootstrapping en France et en Europe » annonce Andréa Bensaid avec engouement.

Pour finir, quels sont tes projets à titre personnel ?

Tout d’abord, je souhaite continuer d’investir dans la French Tech afin de partager mon expérience avec d’autres entrepreneurs et pour que notre pays puisse continuer de faire émerger de belles entreprises compétitives dans cette industrie.

J’aimerais aussi pouvoir partager avec plus d’entrepreneurs français mon souhait de mettre plus en avant le patriotisme économique. En effet, je vis assez mal le fait que nos plus belles sociétés soient revendues à des américains ou des chinois.

À lire 5 conseils aux femmes pour réussir dans la Tech

J’aimerais créer une charte afin que nous soyons plus nombreux à nous engager pour que nos entreprises restent françaises. J’y vois un enjeu primordial pour continuer de faire prospérer l’économie française à l’échelle mondiale.


Vous aimez ? Partagez !


Entreprendre est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Publiez un commentaire

Offre spéciale Entreprendre

15% de réduction sur votre abonnement

Découvrez nos formules d'abonnement en version Papier & Digital pour retrouver le meilleur d'Entreprendre :

Le premier magazine des entrepreneurs depuis 1984

Une rédaction indépendante

Les secrets de réussite des meilleurs entrepreneurs

Profitez de cette offre exclusive

Je m'abonne