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MorningCroissant : le concurrent français d'Airbnb a fait ses classes chez eBay

Entreprendre.fr

En quittant son poste de salarié dans une filiale d'eBay pour lancer sa start-up, Alix Tafflé a réalisé son rêve. Il ne l'a jamais regretté.

 À 41 ans, Alix Tafflé a une belle carrière de salarié derrière lui, principalement dans des grands groupes. Son dernier poste ? Directeur du business development à Londres chez Gumtree, une filiale d’eBay spécialisée dans les petites annonces entre particuliers.

 

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Il a pourtant tout quitté en 2012 pour créer sa start-up. «J’ai toujours eu l’envie d’entreprendre. Déjà, à 25 ans, j’ai quitté GE pour rejoindre une start-up. Mais, là, j’ai senti que c’était le bon moment».

 

Le déclencheur ? Peut-être la rencontre avec le cofondateur de l’entreprise, Laurent de Vitton, un ancien consultant (BCG). «Nous étions dans la même situation, nous avions les mêmes envies et une grosse relation de confiance». Pour trouver la bonne idée, Alix Tafflé n’a pas eu à chercher bien loin.

 

«J’étais utilisateur à titre personnel des services de location entre particuliers, on commençait à parler d’Airbnb et j’avais acquis une bonne connaissance du fonctionnement d’une place de marché».

 

Un positionnement original

MorningCroissant venait de naître, avec un positionnement original, puisque 50% de sa clientèle est constituée de voyageurs d’affaires et qu’une partie de son offre (13.000 hébergements proposés sur Paris et les 50 plus grandes villes françaises) est constituée des logements vacants mis à sa disposition en exclusivité par des professionnels de l’immobilier ou de l’hôtellerie (appart’hôtels, résidences jeunes actifs, résidences hôtelières).

 

Et cela fonctionne, avec un objectif de 300.000 nuitées réservées par an et une levée de fonds de 750 K€. Un succès qui tient en grande partie au parcours des fondateurs.

 

«Chez Gumtree, j’ai eu l’occasion de lancer beaucoup de sites et de produits numériques, ce qui nous a probablement fait gagner du temps. L’expérience permet aussi d’avoir un bon réseau relationnel et, ce qui est important, de rassurer les collaborateurs que l’on recrute et d’attirer les meilleurs profils».

 

Autre point-clé, l’aspect financier : «Quand on a bien gagné sa vie pendant plusieurs années, on a davantage de moyens au démarrage. Évidemment, ensuite, il faut diminuer son train de vie, mais une fois qu’on est lancé, cela n’a plus d’importance».

 

Mais passer du salariat à l’entrepreneuriat soulève quelques problèmes : «Il faut s’adapter au rythme d’une start-up, être malin, agile, réactif... On fait, on teste, on mesure... quitte à se planter. Il faut désapprendre le mode de fonctionnement des grands groupes». Mais pas oublier l’ambition : MorningCroissant vise, en effet, l’internationalisation, après un premier test concluant à Madrid.

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