Le critère de jugement du succès d’une jeune start-up est fréquemment exprimé par sa capacité à lever des fonds, plus que son chiffre d’affaires ou ses bénéfices. Wynd prouve que, pour elle, tout va très bien.

Face aux géants du secteur

Six ans, c’est bien jeune, mais pour la start-up fondée par Ismaël Ould et Arthur Perticoz, c’est l’âge du début de l’âge adulte. Le trentenaire Ismaël Ould a grandi dans le monde de l’hôtellerie, le sensibilisant ainsi à toutes les problématiques de ce secteur, et notamment les révolutions de la réservation en ligne et l’apparition des plateformes.

Son projet a rapidement évolué pour le mettre aujourd’hui face aux plus grands du secteur, tels que Oracle ou SAP, les géants mondiaux.

Un offre de gestion omnicanale

Wynd propose une solution de gestion omnicanale de points de vente, qu’il s’agisse de e-commerce, de click and collect, etc. En quelques mots, elle fournit une plateforme pour les prises de commande, de paiement, d’encaissement et les cartes de fidélité, devenant un véritable accompagnateur dans le mouvement général de digitalisation des points de vente.

Même si la cible première était le secteur hôtellerie-restauration, la solution a été créée en anticipant la croissance à venir. Elle est donc devenue une solution multisecteurs ; chaque client, quel que soit son domaine, pouvant intégrer ses propres paramètres.

110 millions, pour quoi faire ?

Wynd a procédé à plusieurs levées de fonds depuis sa création en 2013, jusqu’à la dernière de 72 millions en 2019. Au-delà des objectifs essentiels et quasi permanents d’élargissement de la clientèle (en passant de l’hôtellerie-restauration aux grands comptes tous secteurs), et de plus d’internationalisation (une volonté commune à toutes les start-ups ou presque), ces levées de fonds sont également des étapes indispensables permettant d’enrichir l’offre de services.

Digitaliser les points de vente

Ainsi, lors de la dernière levée de fonds, une prise de participation minoritaire a été réalisée par Natixis, afin de concrétiser la collaboration entre Wynd et Natixis Payments. ce partenariat renforcé va per- mettre de fournir de nouveaux services à des clients comme « Marie Blachère » et ses 600 points de vente.

Le consommateur pourra régler son repas en le commandant en ligne, et compléter ses achats sur place sans avoir à repayer en magasin. Cela sera automatiquement facturé sur sa carte bancaire, un gain de temps appréciable. Une première étape qui va se transformer rapidement en portefeuille électronique.

Aller toujours plus vite

L’argent collecté est surtout un puissant facteur d’accélération face une concurrence qui sait que le marché est mûr : des milliers de point de vente appartenant à de grands groupes doivent en effet modifier leurs infrastructure technologiques.

Il s’agit donc pour les fondateurs et investisseurs de prendre une part de marché significative le plus rapidement possible.

Une start-up, c’est aussi de l’emploi

Recruter est évidemment une conséquence de ce qui précède. Avec une centaine de clients, Wynd assure que son modèle est rentable et cette dernière levée de fonds va permettre de conforter l’équipe : 80 personnes en 2016 pour 400 aujourd’hui.

Pour 2019, concrètement, un minimum de 150 nouveaux salariés devraient être recrutés, essentiellement des spécialistes de l’intelligence artificielle et des commerciaux. Déjà présente à l’étranger, la start-up a pour ambition d’ouvrir des bureaux à Londres, en Allemagne et en Espagne.

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