Batteries électriques : une mine de lithium géante dans l’Allier pour Imerys

Mine d'Imerys dans l'Allier

Ce projet lancé par le français Imerys (4,4 milliards d’euros de CA) doit permettre à la France de couvrir ses besoins en lithium, l’un des métaux de base des batteries électriques, et de renforcer sa souveraineté industrielle.

La France, futur leader européen du lithium ? Dans la lignée des usines de production d’hydrogène bas carbone qui fleurissent un peu partout, la France va se doter d’une source d’approvisionnement en lithium — un élément essentiel dans la production des batteries batteries lithium-ion des voitures électriques (la batterie d’une Renault ZOE nécessite 5,2 kg de lithium).

Ce projet colossal (baptisé Emili) est mené par la multinationale française Imerys (16 400 salariés dans 40 pays), leader mondial de l’exploitation de minéraux industriels. Un projet, soutenu par le gouvernement, dont l’ambition est clairement de bâtir une indépendance stratégique sur le lithium. Le gisement se situe en Auvergne-Rhône-Alpes, à Beauvoir (Allier), et sera selon toute vraisemblance le second plus grand site d’extraction de lithium en Europe. La future mine souterraine livrera ses premiers grammes de lithium en 2028.

700 000 véhicules électriques

«  Nous visons une production de 34. 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an », détaille Alessandro Dazza, le DG d’Imerys. L’investissement gigantesque (proche du milliard d’euros) doit permettre d’atteindre un objectif ambitieux : extraire la quantité de lithium nécessaire à la production de 700 000 véhicules électriques. Pour site de Beauvoir, cantonné à l’extraction des argiles blanches pour porcelaine, c’est un changement d’échelle. 1 000 emplois seront créés dans la région Auvergne Rhône-Alpes.

Au fil des années, le lithium est devenu un enjeu stratégique dans la course au leadership dans la mobilité électrique. La France et l’Europe peuvent-elle combler leur retard sur les leaders mondiaux (l’Australie avec 48 %, le Chili avec 22 % et la Chine avec 17  %) ? « Aujourd’hui, l’Europe importe 100 % de son lithium. Notre projet va participer à la souveraineté industrielle de la France et de l’Europe », précise Alessandro Dazza. Si le projet Emili est une réussite, le groupe Imerys deviendra à n’en pas douter l’un des acteurs de premier plan du marché européen des batteries.

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