Alors que le « fabriqué en France » est devenu une nécessité économique, le site Un Coq dans le Transat, créé par deux entrepreneurs stéphanois, Pierre Joubert et Maxence Chabanne, est le relais des PME françaises qui n’ont pas toujours de site internet.

La société créée en 2016 a pour mission de guider les Français perdus dans les origines des différentes offres et de les mener sur le chemin des marques françaises, fabriquées par les entreprises petites et moyennes dont certaines n’ont pas de e-boutique ou de site en ligne à proprement parler. Les deux co-fondateurs ont créé un cahier des charges permettant au client d’identifier l’origine des produits vendus sur le site, qui sont directement envoyés à partir des usines ou entrepôts des fabricants.

Consommer responsable

Pierre Joubert et Maxence Chabanne se connaissent depuis l’enfance. Le premier travaille d’abord dans le meuble, puis au marketing d’une enseigne de grande distribution. Le second dirige une entreprise familiale industrielle spécialiste de la pièce en fil métallique à Saint-Galmier, à l’origine de la marque Papillo. Attachés au made in France et plus particulièrement au « fabriqué en France », ils lancent le site que Pierre Joubert dirige à présent à plein temps. Ce fan de consommation responsable a commencé à démarcher des fabricants de meubles, marché qu’il connaît bien. 32 marques sont présentes pour le démarrage du site alors que la jeune entreprise est hébergée au sein de la « Coursive d’entreprises » de Saint-Fons, en région lyonnaise. A ce jour, le site propose déjà 1100 marques nationales et plus de 5000 références.

Une croissance régulière

Si le chiffre d’affaires de l’entreprise est encore modeste, il double chaque année. Le site annonce clairement la couleur avec des phrases telles que « soyons consom’acteurs » et « nos emplettes sont nos emplois », ancien slogan des Chambres de commerce et d’industrie des années 90. La devise qui sous-tend le concept se retrouve dans l’offre, à laquelle on peut rajouter la tendance du consommer responsable, de la défense de la fabrication française, le tout dans une ambiance bleu-blanc-rouge bien franchouillarde.

Au-delà de cette ligne stratégique, l’offre est suffisamment riche pour attirer des clients qui cherchent à améliorer leur habitat et leur quotidien. Les secteurs concernés sont jardin/terrasse, mobilier, décoration, arts de la table, linge de maison et enfants. De nombreuses marques sont encore peu connues du client qui peut trouver au fil de ses recherches de nombreuses pépites.

Une charte à respecter

Les créateurs ont décidé de marquer leur charte du « coin du bon sens », expression reprise comme un refrain sur leur site. Leur mantra N°1 : Se préoccuper de l’environnement en achetant français. « Seulement 1083 kms séparent les deux villes les plus éloignées de France, Menton et Porspoder ». Une logique imbattable, mais qui a ses limites. En effet, si les Mentonnais, Lillois ou Parisiens forment un rayon d’approvisionnement de 1083 kms autour d’eux, cela commence à inclure quelques pays européens. Mais au cœur de leur démarche, il y a surtout le souci de défendre les emplois en France, une logique claire qui mise également sur la notion de proximité, de terroir, d’attachement à sa région. Espérons que ces deux coqs de la création développeront très vite leur basse-cour avec plein de nouveaux petits poussins.

J.B.

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