Soft skills : ces « compétences douces » de plus en plus recherchées par les entreprises

Si les compétences techniques restent indispensables, la société actuelle impose de savoir prendre en compte l’humain, et les cadres et dirigeants doivent aussi acquérir des compétences managériales et humaines. C’est par la formation de leurs équipes et de leurs managers, par l’acquisition de compétences qu’elles peuvent se préparer à relever les défis auxquelles elles doivent faire face dans un monde en constante évolution.

« Il faut considérer le développement humain au même titre que les enjeux économiques » affirme Bernard Coulaty, ancien DRH au sein des groupes Danone et Pernod-Ricard et aujourd’hui enseignant à l’IESEG. Si les compétences techniques sont toujours importantes, le management se doit aujourd’hui d’appliquer de nouvelles pratiques, loin du management autoritaire ou centralisateur qui a longtemps prévalu. Se former à ces pratiques, ces savoir être et softskills, est essentiel ; tant pour obtenir l’adhésion des équipes que pour attirer dans les entreprises les nouveaux talents. Et si le manager ou le responsable RH peut s’appuyer sur son expérience, se former aux nouvelles pratiques et se sensibiliser aux nouveaux enjeux peut grandement contribuer au développement des entreprises.

Intégrer une vision transversale du management, du leadership et de l’organisation

Le facteur humain est souvent déconcertant pour les cadres et dirigeants d’entreprises, et sa gestion sort de plus en plus de la sphère des RH, où elle est longtemps restée cantonnée. « Les RH, et les managers en général, doivent avoir une vision globale, à la fois individuelle, managériale et organisationnelle », confie Bernard Coulaty. Mais la prise en compte du facteur humain n’est pas toujours aisée. « La dimension individuelle impose un travail sur soi, la dimension managériale d’intégrer des postures, des savoir-être, et la dimension organisationnelle de savoir mettre en place des process qui permettent d’engager les équipes au sein de l’entreprise ». Cette vision à 360° est devenue nécessaire, et s’y former, essentiel. Pour cela, des grandes écoles comme l’IESEG ont mis en place des cursus dédiés aux managers dans le cadre de la formation continue.

La prise en compte de l’humain, ni un gadget ni un effet de mode

Beaucoup de managers ont recours à des coachings pour ces problématiques, et on s’approche souvent du développement personnel. Mais pour Bernard Coulaty, l’enseignement de ces pratiques managériales va bien au-delà : « Notre nouveau Mastère «Direction Transformation et Développement humain» suit une ligne de crête entre toutes les dimensions, et intègre la posture de coach facilitant ces transformations. Mais les questions de management de transition et de conduite du changement sont souvent au cœur des problématiques de entreprises, et l’acquisition de savoir être en entreprises, de softskills, ne doit pas seulement répondre à une question, mais bien être l’occasion d’acquérir de nouvelles manières de penser et d’agir au quotidien. »

Les enjeux de RSE, les manières qu’ont les nouvelles générations de penser le travail, ont imposés des questionnements importants aux managers. Cela se vérifie dans le management d’équipes dont il faut obtenir l’adhésion et l’engagement, mais aussi pour les recrutements. La formation continue et en particulier celle d’une nouvelle génération de leaders est indispensable pour savoir y répondre.

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