La jolie marque française de chaussures de danse, créée en 1947, s’affranchit très vite des parquets pour fouler le pavé. C’est grâce à Brigitte Bardot, pour qui Repetto a créé la ballerine « Cendrillon » en 1956, que la gamme de chaussons et pointes s’ouvre à la chaussure de ville, avec notamment la « zizi » rendue célèbre par Gainsbourg dans les années 1970.

« En 1999, quand j’ai repris l’entreprise, nous avons étendu la gamme de produits chaussants puis introduit de la maroquinerie, du prêt-à-porter et un parfum, en 2013 », raconte Jean-Marc Gaucher, 64 ans, ex-P-DG de Reebok France et propriétaire à 100% de l’entreprise dordognaise qui réalise 50 M€ de CA, « la moitié avec la chaussure de ville », indique-t-il.

Et si la danse reste la 2ème activité en termes de ventes (pointes, chaussons, tutus et collants), elle représente « 99% de l’image de la marque ». Grâce à sa technique unique de cousu-retourné (la semelle en cuir est cousue à l’envers avant d’être retournée) et à son savoir-faire préservé à Saint-Médard-d’Excideuil (24), Repetto a su séduire les danseuses et fashionistas du monde entier.

La maison réalise la moitié de ses ventes à l’export, principalement en Asie, au Moyen-Orient, aux États-Unis et en Europe. « Nous nous sommes dotés de notre propre école de formation afin de satisfaire tous nos besoins. Pour ne pas subir le passé, il faut toujours penser à demain, sans cesse apporter de nouvelles pistes de réflexion. Après nos partenariats cette année avec Stromae ou Matthieu Chedid, nous allons ouvrir un nouveau concept de boutique à Lyon en octobre », indique Jean-Marc Gaucher qui emploie plus de 300 personnes en France et près de 1.000 à travers le monde.

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