The facade of the wooden house in modern style

Même si la construction d’habitations en bois tient une part de marché encore modeste, de l’ordre de 10%, les promoteurs et constructeurs spécialisés voient l’avenir en vert, car la demande des consommateurs ne cesse de grandir.

Tout un chacun s’extasie face à ces si jolis chalets de montagne, ces maisons de Louisiane ou ces cabanes du Canada. Mais si l’on n’habite pas ce type de contrées, les arguments en faveur du bois ne semblent pas être encore suffisamment forts pour convaincre une part importante de la clientèle, qu’il s’agisse de particuliers ou d’organismes publics. Mais la tendance est bien là et les entreprises spécialisées dans le bois de construction ne cessent de se développer.

Une ressource naturelle à protéger

La France a la chance d’être dotée de nombreuses forêts, tout comme l’Europe. Les citoyens n’ont aucune envie de renoncer à ce patrimoine naturel. Une première inquiétude à laquelle il est facile de répondre : les ressources sont importantes avec 20 milliards de m3 en Europe et une augmentation de 170 millions de m3 par an.

Quid des bois de construction

Les surfaces de forêts augmentent en France, pourtant nous sommes loin des taux d’utilisation de bois dans la construction de la Scandinavie : 10% contre 35%. Ceci s’explique en partie par le fait que les résineux des pays froids sont plus adaptés pour la construction que les feuillus qui peuplent nos contrées. Les réserves sont donc élevées, mais tous les arbres ne sont pas adaptés au marché de la construction. Les scientifiques français ont anticipé ce besoin en dessinant la « Xylodensmap », une carte-inventaire des arbres qui permet de décrire l’anatomie du bois de chaque espèce et ses propriétés. Ce travail permet de déterminer les essences présentes les plus adaptées à la construction.

Ecolo & éco-friendly

Si le bois connaît un regain d’intérêt de la part des professionnels, c’est aussi parce que la fabrication du ciment et du béton sont de gros consommateurs d’énergie, ce qui n’est pas le cas du bois. De plus, il ne nécessite pas d’eau pour son utilisation, et présente des atouts bien connus en termes d’isolation. Si l’on ajoute à cela que ce matériau est renouvelable, biodégradable, le tout associé à une bonne gestion des forêts, les cartes sont en place pour un vrai développement.

Contrer les idées reçues

Sans aller jusqu’à dire que les grands incendies qui ont eu lieu dans de grandes villes il y a des décennies influencent les esprits, il convient de noter que l’aspect culturel et parfois le manque d’informations font que particuliers et collectivités optent pour le béton et la brique. L’apparence joue pour beaucoup, car le bois ne fait pas partout partie des architectures traditionnelles et doit remporter ses victoires grâce à ses arguments intrinsèques. Convertir et convaincre, voici le véritable challenge des nouveaux opérateurs.

Un optimisme fondé

Les résultats de l’Observatoire National de la construction en bois semblent donner raison aux acteurs du marché, même si cela se fait à un rythme lent, du moins jusqu’en 2018, mais la dynamique semble changer depuis peu et s’accélérer. Tous les segments sont en croissance et les entreprises prévoient d’embaucher. Il reste aux acteurs de la filière à convaincre le grand public à titre personnel. En matière collective, les choses changent plus vite, l’Etat ayant déjà lancé le ton dans son appel d’offres pour les Jeux Olympiques dans moins de cinq ans.

A.F.

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