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Par Francis PALOMBI, Président de la Confédération des commerçants de France (CDF)

Communiqué. Le Premier Ministre Jean CASTEX a annoncé le 18 mars au soir de nouvelles restrictions et le confinement dans 16 départements représentant un tiers de la France.

Si le confinement général est écarté, le couvre-feu est passé à 19h, les sorties sont possibles, les écoles restent ouvertes, les commerces dits non-essentiels (ou ne relevant pas de première nécessité), eux, sont sacrifiés et ont été fermés de la veille pour le lendemain, sans vraiment de concertation préalable !

Alors que la CDF pensait derrière elle le débat entre le commerce « essentiel » et « non-essentiel », il est à nouveau d’actualité ! Le Gouvernement a certes essayé de prendre en compte les précédentes revendications du mois de novembre, comme la fermeture des librairies, des fleuristes, des chocolatiers, des coiffeurs, l’égalité de traitement entre le commerce de proximité et les grandes surfaces, il n’en demeure pas moins que c’est une nouvelle fois un coup de massue pour les professionnels concernés, et en premier lieu l’équipement de la personne, la maroquinerie, l’esthétique…
Des constations et des incohérences: par exemple, certaines grandes surfaces continuent à vendre de la lingerie alors que les magasins sont fermés en centre-ville…

A minima pendant quatre semaines, ces commerces indépendants dits non-essentiels vont devoir baisser le rideau ou vendre uniquement en Click and Collect… Nous retournons dans la situation difficile, parfois absurde des précédents confinements.

La CDF compte sur le Gouvernement pour prendre des mesures immédiates en termes d’aides (fonds de solidarité renforcé), sur les loyers (prise en charge des loyers de façon directe), sur les stocks pour les branches concernées, avec des compensations.
La CDF demande à ce que les aides soient suivies des faits de toute urgence. Bien souvent, des retards surviennent et sont préjudiciables voire fatals pour certaines entreprises.

Ce troisième confinement intervient après des mois très difficiles, où la consommation s’est effondrée, notamment en raison du couvre-feu et des fermetures successibles. L’inquiétude, la détresse psychologique et économique gagnent de plus en plus les entreprises, et notamment les plus petites. Il faut agir vite, il faut de la clarté et de la justice dans les mesures mises en place !

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