Le réseau de boutiques s’est installé avec succès sur le territoire français il y a quinze ans et s’apprête à une croissance record avec sa nouvelle dirigeante. Et son fondateur, Boris Wahl, ne veut pas s’arrêter là.

Toutes les stratégies des grandes villes vont inclure des projets de mobilité propre incluant pistes cyclables afin de favoriser l’usage du vélo, sur le modèle des petits pays du nord de l’Europe. L’élection de nouveaux maires « verts » en 2020 est un facteur d’accélération de cette tendance. De nombreux dispositifs sont d’ores et déjà en place, tels que la plateforme Aides-Territoires lancée en 2018 afin de recenser les aides financières à destination des collectivités territoriales, dont 125 sont dédiées à la mobilité.

ADC Cyclable, un pionnier

Boris Wahl a eu une idée et l’a concrétisée en fondant sa société en 2005. Ce militant de la mobilité douce et propre a réussi en moins de quinze ans à créer un réseau de 55 magasins, essentiellement en France, mais aussi dans les pays voisins tels que la Suisse. Il faut dire que le jeune entrepreneur avait déjà la fibre : adepte du vélo depuis son plus jeune âge, brevet de pilote d’avion à 17 ans, permis péniche, voile, parapente, Boris Wahl a testé de nombreuses alternatives avant de se lancer dans la création d’une première association en 2002 à Toulouse dans le but de promouvoir le vélo comme mode de déplacement.

Il a notamment créé l’association « Movimento » qui proposait la location de vélos longue durée aux étudiants. Face à la demande, un premier magasin voit le jour proposant des vélos classiques, à assistance électrique ainsi que des vélos cargo par la suite. Vélos de randonnée, tandem, vélos pliants, VTC, gravel bikes et draisiennes vont ensuite être également de la partie.

Un concept magasin différent

Lorsque Boris Wahl crée Cyclable, sa ligne stratégique est clairement de présenter le vélo en tant que mode de déplacement vertueux, à utiliser au quotidien et non pas simplement à titre sportif ou pour la randonnée. L’offre se veut cependant globale, en incluant tous les types de vélo, d’équipements, d’accessoires. La devise de l’entreprise est d’être un « créateur de cyclistes », on ne peut dire mieux. Pour cela, une série de services a été mise en place, tels le Click and Collect ou le Click and Test. Un blog est également actif et un concours est organisé annuellement, « Aventure Cyclable », qui permet de présenter son projet de voyage à vélo avec la chance de gagner un soutien financier et matériel.

La crise sanitaire, une opportunité unique

Pour Boris Wahl, l’incroyable événement du confinement donne une chance extraordinaire à son ambition de toujours qui est de faire du vélo un vrai moyen de transport. Se retrouver dans le métro ou un bus bondé n’a jamais fait rêver, mais aujourd’hui encore moins qu’hier. Or comme l’a constaté le fondateur de Cyclable, de nombreuses pistes cyclables ont vu le jour ces derniers mois qui vont faciliter le travail des entreprises du secteur.

Pour l’entrepreneur, l’avenir est en marche : « Gageons que cette crise pourra accélérer le développement d’un futur écosystème pérenne autour du vélo. » Les initiatives et aides du gouvernement seront ainsi suivies de près afin qu’elles permettent par exemple de réparer une roue voilée dans les ateliers plutôt que de voir la roue remplacée directement. Car mettre une nouvelle roue fabriquée en Chine est généralement moins onéreux que d’avoir une main d’œuvre française qui passe du temps à la réparer.

A.F.

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