Parti de trois hôtels en 2000, Olivier Carvin, 51 ans, s’est hissé à la première place sur le marché de l’hôtellerie de montagne.

Pendant les 16 dernières années, ce comptable d’origine a construit un groupe intégrant l’ensemble des métiers de la chaîne de valeur de l’hôtellerie : investissement financier, constitution de patrimoine et gestion hôtelière.

Val d’Isère, Chamonix, Serre-Chevalier, Courchevel…

«Aujourd’hui, nous gérons ou possédons 60 hôtels en France, dont 13 en montagne, principalement dans des stations de marque telles que Val d’Isère, Chamonix, Serre-Chevalier et Courchevel. Nous sommes au début d’un cycle très prometteur, c’est maintenant qu’il faut y aller», analyse le dirigeant qui, après les belles heures des résidences de tourisme dans les années 80-90, croit au retour de l’hôtellerie de montagne.

«On le constate depuis 4 ou 5 ans déjà, mais dans les belles stations, il faut miser sur le haut de gamme. 10% seulement de l’hébergement est hôtelier. Or la clientèle d’hiver, internationale, réclame des services de luxe», insiste t-il. Parmi les savoir-faire de Maranatha, la rénovation joue un rôle stratégique.

Le développement parallèle de l’offre d’hôtellerie de luxe dans le grand sud

«En hôtellerie haut de gamme, il faut être au pied des pistes, il est donc de plus en plus difficile de construire. Heureusement, il reste de nombreux établissements à rénover, et c’est là que nous pouvons faire la différence», explique le PDG qui vient de racheter deux hôtels, l’un à Val d’Isère (ouverture fin 2016), l’autre à Courchevel (ouverture 2017).

Autre atout du groupe aux quelque 1.000 saisonniers l’hiver ? «Notre stratégie, celle de développer en parallèle notre offre d’hôtellerie de luxe dans le grand sud, pour garder notre personnel toute l’année», confie Olivier Carvin. Son groupe, qui réalise 123 M€ de CA, dont 23% avec l’hôtellerie, affiche 4 M€ de CA pour l’activité montagne, en hausse de 5% cette année.

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