Si la Recherche médicale contre le cancer avance, c’est aussi grâce à des start-ups comme Primaa, créé par Marie, Stéphane et Fanny Sockeel, un laboratoire innovant qui utilise l’intelligence artificielle pour des biopsies.

On doit l’idée de départ à Marie Sockeel, médecin pathologiste dont le métier est d’analyser les biopsies, pour dépister les cancers. Passionnée par les nouvelles technologies, cette spécialiste décide de travailler sur l’utilisation de l’Intelligence Artificielle pour analyser de façon plus pointue le diagnostic des biopsies. Ainsi naît l’idée de créer Primaa, une start-up de la MedTech, qu’elle lance en septembre 2018 avec sa sœur Fanny, Audiencia Nantes, et leur cousin Stéphane.

Mieux dépister les cancers

La jeune entreprise développe des outils logiciels permettant d’assister les pathologistes dans les diagnostics de cancers et s’appuie sur les dernières innovations en matière d’intelligence artificielle et de deep learning pour développer une suite logicielle de diagnostic automatique à destination des médecins anatomo-pathologistes. Le marché, tant en France qu’à l’international, se compte en millions d’euros, laissant envisager de belles perspectives de développement. L’objectif est clair : devenir la référence mondiale de l’aide au diagnostic histologique dans les laboratoires de pathologie, cliniques et hôpitaux dans le monde.

Une levée de fonds de 2 millions

En à peine un an, la jeune pousse est déjà en phase de pilote auprès de grands hôpitaux parisiens. Pour cela, elle vient de finaliser une levée de fonds de 2 millions d’euros afin de pouvoir lancer dès 2020 la commercialisation de ses nouveaux procédés. Pour cela, Primaa est soutenue par le Fonds Ambition Amorçage Angels (F3A) géré par Bpifrance, 50 Partners (accélérateur de startups), Angels Santé ( premier réseau européen de business angels dans la santé), de business angels de renom et de la holding d’investissement « LEI – Les Entrepreneurs Investis », membre de la Maison des Entrepreneurs.

Les deux sœurs créatrices avouent que le plus compliqué dans cette aventure est de trouver des financements : « C’est difficile de trouver des capitaux pour nous aider dans le monde de la MedTech, car même si les investisseurs sont convaincus du bien-fondé de notre innovation pour lutter contre le cancer, ils savent que le retour sur investissement est long. Mais nous avons la chance d’avoir trouvé des partenaires ambitieux et visionnaires qui croient en notre projet » explique Fanny Sockeel.

Pour des diagnostics plus rapides

La société finalise aujourd’hui son premier outil dédié au cancer du sein, le plus fréquent chez la femme. Sa technologie est aujourd’hui déployée dans plusieurs services d’anatomo-pathologie en France et plusieurs millions d’images numérisées ont déjà été analysées. Après ce premier succès, la start-up travaille sur d’autres pathologies liées au digestif, à l’urologie, et à la dermatologie. Les premières études réalisées ont permis de prouver l’efficacité des outils développés par Primaa auprès de pathologistes expérimentés. La suite logicielle permet de diagnostiquer extrêmement rapidement les pathologies les plus courantes, permettant ainsi aux pathologistes de gagner du temps et de mieux répondre aux besoins croissants de diagnostics.

Créer des ponts pour l’avenir

Marie Sockeel est convaincue que l’Intelligence Artificielle donne encore plus de sens aux données et qu’il y a tout intérêt à créer des ponts entre la recherche médicale et le monde des nouvelles technologies, afin que médecins, ingénieurs et entrepreneurs de la MedTech travaillent de concert et main dans la main, pour améliorer le système de santé en France comme à l’international et faire reculer le cancer. Le magazine Entreprendre les soutient à fond !

V.L.

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