Si la mobilité est indispensable au fonctionnement des entreprises et à leur croissance, elle représente néanmoins un coût qu’il est important de ne pas sous-estimer. Il y a tout d’abord le prix des véhicules en eux-mêmes. Ce coût se retrouve également dans la gestion quotidienne des flottes et s’accompagne d’une certaine rigueur parfois pesante et chronophage, le sujet étant en effet très encadré d’un point de vue légal et fiscal. Tous ces postes de dépenses se doivent d’être pris en compte par les entreprises dans la constitution et la gestion de leurs flottes automobiles.

L’acquisition d’un véhicule, un investissement de plus en plus lourd

Si l’achat d’un véhicule est une dépense importante pour les particuliers, il en va de même pour les entreprises. Il s’agit en effet d’une dépense importante, et les tarifs des véhicules ont encore augmenté en 2022 à la suite des bouleversements occasionnés tant par la crise du Covid-19 en 2020 et la reprise économique qui a suivi et les tensions que cela a créées sur les approvisionnements que par le conflit en cours en Ukraine et ses conséquences. De plus, le retour de l’inflation depuis quelques mois a également un impact sur le prix des véhicules.

Dès lors, il convient pour les entreprises de soigneusement réfléchir à l’opportunité de l’acquisition d’un véhicule neuf, d’autant qu’il perdra une bonne partie de sa valeur après seulement quelques années ; et de se pencher sur les alternatives, comme la location (leasing) ou le recours au marché des véhicules d’occasion.

Les flottes d’entreprise, un poste de dépense au quotidien

L’acquisition d’un véhicule, neuf ou d’occasion, est une dépense importante. Toutefois, les dépenses induites par une flotte professionnelle ne se limitent pas à la seule acquisition. Les carburants, du fait de l’invasion de l’Ukraine, ont considérablement augmenté eux aussi, et les cours sont sujets à une extrême volatilité. Pour les véhicules électriques, les tarifs ont également subi une hausse importante qui, ajoutée au prix d’achat plus élevé de ce type de véhicule, incite à relativiser les perspectives d’économies parfois imaginées.

A ces frais de carburants, essence comme électricité, s’ajoute également le coût de la maintenance, les éventuels loyers dans le cas d’une location longue durée (LLD) et les assurances toujours indispensables. Toutes ces dépenses cumulées, d’acquisition comme d’utilisation, font des flottes automobiles un des principaux postes de dépenses des entreprises avec les salaires et les locaux.

Une gestion quotidienne parfois complexe et qui peut avoir de lourdes conséquences

Une flotte automobile, en plus d’occasionner des dépenses, demande une attention constante. Il faut bien entendu veiller à ce que les véhicules soient opérationnels, mais il convient également de s’acquitter correctement des diverses obligations légales et fiscales. Les véhicules sont une partie du patrimoine de l’entreprise s’ils sont achetés mais des charges dans le cas d’une location, et ce n’est pas la même chose d’un point de vue comptable.

Ils peuvent parfois être considérés comme des avantages en nature, et donc faire l’objet d’une déclaration ad hoc. Si la gestion de ces éléments reste faisable pour une TPE, il en va différemment pour une flotte de plusieurs dizaines de véhicules, et il s’agit, là encore, de paramètres à prendre en compte dans le cadre d’une stratégie de mobilité.

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