Depuis longtemps, le plus grand marché européen suscite bien des convoitises dans le monde entrepreneurial français tourné vers l’export. Mais on ne pense pas toujours à racheter une société allemande avec le concours de spécialistes. C’est pourtant le bon moment. Explications.

L’Allemagne attire. Ainsi, en 2019, 1851 projets d’installation étaient prévus, ainsi que 419 transactions de fusion-acquisition avec des investissements à plus de 50% du capital. 302 étaient impulsés par des acteurs américains, 185 par des Britanniques et des Suisses, la Chine n’étant qu’à 154 projets. La France se situe en septième position avec 82 projets. Les principaux secteurs concernés sont la tech, les services financiers et les biens de grande consommation. La tendance a pris de l’ampleur fin 2020 et au premier semestre de cette année, particulièrement dans le cadre de fusions-acquisitions au niveau mondial. Des records de volumes sont battus, même si l’Europe est à la traine par rapport aux Américains et aux Chinois.

Premier partenaire pour la France

L’Allemagne est le premier partenaire de la France avec 14,5% des échanges import- export français, mais la France n’est que le quatrième pour l’Allemagne (avec 7,1%), une raison pour que les entreprises françaises s’intéressent d’un peu plus près à ce marché si proche. Premier partenaire commercial de l’Allemagne jusqu’en 2014, la France a cédé sa place aux Etats-Unis. Parmi les secteurs phare, on retrouve l’automobile, les parfums, l’hygiène, la pharmacie.

Investissements croisés

Les investissements sont favorisés par les deux pays, les règles étant relativement similaires des deux côtés de la frontière. De plus, les deux gouvernements accueillent plutôt bien les investisseurs français. En revanche, l’Allemagne a clairement mis les freins sur les investissements en provenance de la Chine, qui ne sont pas les bienvenus en particulier dans certains domaines sensibles. Elle a ainsi mis son veto l’an dernier pour une reprise dans le secteur des machines-outils spécifiques et des télécoms.

Ne pas négliger les détails

Si on prend le cas des reprises de sociétés en difficulté, il est ainsi possible comme en France de racheter des parts sociales, ou accueillent plutôt bien les investisseurs français. En revanche, l’Allemagne a clairement mis les freins sur les investissements en provenance de la Chine, qui ne sont pas les bienvenus en particulier dans certains domaines sensibles. Elle a ainsi mis son veto l’an dernier pour une reprise dans le secteur des machines-outils spécifiques et des télécoms.

Ne pas négliger les détails

Si on prend le cas des reprises de sociétés en difficulté, il est ainsi possible comme en France de racheter des parts sociales, ou des actifs, ce qui permet d’éviter la reprise des dettes. Les documents à remplir sont relativement simples. En passant par une offre via un administrateur judiciaire, il n’y a pas d’obligation de maintien de l’emploi en Allemagne, c’est l’assemblée des créanciers qui doit approuver la cession de la société à un prix supérieur à la liquidation. Il existe ainsi une série de différences par rapport à la France, des questions qu’il ne faut pas négliger. Aussi, mieux vaut-il prendre un avocat expert sur place.

E.S.

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