Lors des six derniers salons de l’Agriculture, l’espace réservé à la « Ferme Digitale » n’a cessé de grandir.

Une cinquantaine de startups étaient rassemblées lors de la dernière édition qui cherchaient à attirer l’attention du public et d’éventuels investisseurs. Parmi celles-ci, on retrouve quelques pépites telles que Ynsect et Jimini’s et leurs élevages d’insectes, ou Bon Vivant et sa production de protéines de lait. On estime à plus de 500 le nombre de startups AgTech positionnées sur l’innovation agricole.

Les grands groupes à l’affût

Créer sa startup dans le secteur agroalimentaire est tout aussi risqué que dans n’importe quel autre domaine. Les besoins de fonds sont importants, les risques élevés, la rentabilité souvent lointaine.

Certains passent, d’autres cassent. Un signe est pourtant clair, les grands groupes de l’agroalimentaire examinent de près les idées et progrès de ces jeunes pousses, parfois très prometteuses, qui disposent d’une agilité et d’un fort pouvoir de séduction. Danone a ainsi lancé un fonds dédié, Manifesto Ventures, Kellogs a lancé Eighteen94 Capital, Mondelez son incubateur SnackFutures.

Un autre géant, General Mills, a également investi dans des startups dont l’activité est diversifiée, dans les produits laitiers, les légumes fermentés ou de nouvelles boissons. Une chance et un risque pour ces jeunes sociétés qui se voient attirées irrésistiblement vers un destin un peu moins chaotique que celui de patron de startup tout en chérissant pourtant leur indépendance.

Adam Richard

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