Interview de l’entrepreneur Jean-Pierre Nadir, créateur de Fairmoove et nouveau juré de l’émission « Qui veut être mon associé ».

Jean Pierre Nadir, quelles sont vos premières impressions après la première émission de « Qui veut être mon associé », en tant que nouveau juré ?

Chaque entrepreneur pitche pendant près d’1 heure et le montage ne montre que 15 minutes. C’est donc parfois un peu frustrant, mais globalement je trouve les montages fidèles à notre vécu sur le plateau et cet épisode assez réussi. 

Des hommes et des femmes de valeurs, du business, de l’émotion, des projets porteurs de sens ! Tout ce que j’apprécie.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette émission ?

J’avais été contacté pour présenter mon nouveau projet entrepreneurial : Fairmoove.fr et au gré des échanges, on m’a proposé de devenir juré. Un challenge que j’ai rapidement eu envie de relever.

Dès cette première émission vous vous êtes déjà démarqué des autres investisseurs en parlant budget et montant des sommes engagées, pourquoi cette démarche ?

Cette émission ce n’est pas pour moi de la télé réalité mais bien de la réalité qui rentre dans la TV. 

Parler budget, montants engagés, parts, me semble indispensable. Pas de miracle quand on est entrepreneur comme lorsque l’on est investisseur. Chaque chose a une valeur, il faut démystifier tout cela si l’on veut être dans un exercice de vérité.

Ceci dit cette partie est très incarnée par Eric Larchevêque moi je suis plutôt dans la punch line voire l’aphorisme décontracté … 

Vous êtes un homme d’affaires établi, comment jugez -vous les nouveaux entrepreneurs ?

Le casting nous propose des profils extrêment différents ! Une richesse de parcours et de vision qui m’enchante. J’aime ces entrepreneur.e.s qui prennent de gros risques et qui travaillent sans compter pour atteindre leurs objectifs.

J’aime le mérite j’aime les gens qui prennent des risques et qui se donnent totalement au service d’une cause … pas seulement d’un business.

L’émission dirigée maintenant par Xavier Domergue, en remplacement de Julien Courbet a rassemblé 1,9 million de téléspectateurs, cela représente 9,4 % de part d’audience, nettement plus que pour le lancement de la première saison, il y a un, qui avait attiré 1,5 million de curieux, soit 7,8 % de PDA, à quoi attribuez-vous cette réussite ?

Toujours difficile à expliquer mais quelques facteurs selon moi : 

  • 3 jurés en commun avec la 1ere saison qui ont su s’imprégner des codes de l’émission, qui créent des temps d’animation, qui osent, qui savent mettre à l’aise les candidats, …
  • Et peut-être (probablement) nous aussi les nouveaux jurés ! Nous avons toutes et tous des profils très différents, des parcours de vie qui sont autant de miroir de la société. 
  • Une vraie complicité, et des coups de gueule comme des coups de cœur, qui viennent rajouter un supplément d’âme.
  • Cette année aussi, nous essayons de donner le maximum de conseils aux entrepreneurs, que nous investissions ou pas. C’est un volet essentiel.

A défaut de partir toujours avec de l’argent on repart systématiquement avec des conseils et parfois des encouragements.

J’en profite pour dire à ceux qui ont mal vécu leur passage (il y en a forcément)  sur le plateau exercice jamais facile : tout ceci n’est pas grave c’est du training c’est de l’exposition c’est du stress c’est des regrets mais c’est surtout un exercice de courage qui fait grandir et qui se respecte quel qu’en soit l’issue ,et quel qu’en soit le déroulé ! 100 % de ceux qui échouent sont des gens qui ont le mérite d’avoir essayé ! et la vie de l’entrepreneur est faite de bosses et de cicatrices qui forge les caractères et tannent les cuirs !

Vous êtes un « entrepreneur récidiviste » (Allô Miss Pizza, Entreprendre, Voyager, Easyvoyage  et maintenant Fairmoove) atypique et innovant. Avez-vous encore quelques surprises dans votre manche pour les émissions à venir ?

Chaque épisode sera surprenant !

Je promets quelques passes d’arme mais aussi et toujours de l’émotion, des projets durables, et beaucoup d’investissements et de bonne humeur. N’oubliez pas c’est tous les mercredis à 21h sur M6.

Pensez-vous que cette émission peut pousser beaucoup de nouveaux entrepreneurs à se lancer ?

Nous sommes dans un pays qui peut être fier de sa dynamique business.  Ce qu est intéressant, c’est que les projets viennent de tous horizons ! Plus uniquement des jeunes qui sortent des écoles de commerce. 

Aujourd’hui, de très nombreuses entreprises se lancent avec une volonté d’être à impacts ! C’est le sens de l’histoire ! Et oui, la transparence de cette émission peut donner pas mal de repères à mon sens.

Dans quels secteurs conseillez-vous de créer ?

Aujourd’hui, impossible de réfléchir à un business sans avoir réfléchi aux impacts. Il faut des projets positifs, porteurs de sens, de solutions… peu importe le secteur ! Il faut de durable, du responsable, du local.

En tant qu‘ancien associé de Robert Lafont au sein d’Entreprendre, voyez-vous des similitudes entre l’Emission de M6 et notre Magazine ?

Bien sûr ! C’est le même ADN ! Donnez le goût d’entreprendre !

Qu‘est ce qui manque le plus au profil des entrepreneurs que vous rencontrez ?

Par définition de l’expérience. Ils ont souvent les défauts de leurs qualités donc un manque de sens situationnel c’est ce qui est arrivé dans l’épisode 1 à Unbottled benjamin Legros et Sarah Pouchet un manque de discernement que l’expériences va leur apporter … 

Je suis du reste très confiant pour eux ils sont très armés pour affronter la suite et vont grandir grâce à cette expérience de négociation avortée sur le plateau. Delphine André a du reste été excellente dans son explication : vous fermez la porte je passe mon tour, si vous aviez entrouvert le jeu je fonçais …. 

Un moyen prenez un mentor …. De ce point de vue je trouve que Sophie Mechaly Paul&Joe et isabelle Weil ont cette capacité à transmettre j’ai d’ailleurs fait un investissement avec isabelle pour ses compétences en accompagnement de jeunes pousses …. 

Personnellement je vais mettre le paquet pour accompagner mes participations et notamment la première de la saison Pap et Pille qui possède le potentiel de devenir le nouveau michel et augustin en associant qualité et originalité du produit avec un sens d’une communication fun structuré autour d’une histoire forte ! au-delà ils incarnent la méritocratie qui est une nécessité pour faire Nation !

À quand une chronique régulière dans Entreprendre ?

J’aurai trop peur de faire pâle figure par rapports aux éditos de Robert.

Plus sérieusement je pense que marc SIMONCINI serait l’homme parfait pour vous combinant expériences verbe et notoriété.

Quelles sont les entrepreneurs qui, dans votre parcours, vous ont le plus inspiré ?

Robert Lafont, bien sûr, mon ami de 35 ans, l’homme qui m’a mis le pied à l’étrier qui a vu avant tout le monde et même moi : mon potentiel !

Puis Jacques Maillot mon mentor dans le tourisme et mon exemple d’entreprenariat qui donne du sens, qui repose sur des valeurs en l’occurrence la démocratisation du voyage voire le droit au voyage.

Mais aussi, pour pleins de raisons différentes, Gilbert Trigano pour avoir été un Steve job avant l’heure par sons sens du mouvement et sa capacité à entrainer les hommes par son gout des mots… son génie du verbe !

Steve Jobs pour la vision la mise en œuvre et le sens du pitch, Bernard tapie pour le charisme incandescent, quitte à s’y brûler les ailes, Jeff Bezos pour la capacité à délivrer une croissance illimitée et un service de grande qualité.

Jacques-Antoine Granjon pour avoir inventé la digitalisation des ventes privées, Xavier Niel pour avoir libéré le marché cloisonné des télécoms et au-delà pour avoir une vista d’investisseur et du cœur pour partager et aider les générations d’après…

Bernard Arnault, pour faire rayonner la France à l’échelle internationale… et bien sur de plus en plus de femmes, de Clara Chappaz (Vestiaire Collective / French Tech), à Julie Chapon (Yuka), en passant par Justine Hutteau (Respire).

Et un petit mot pour finir sur Eric Larchevêque que je découvre et qui est assez épatant à la fois par sa structure mentale et par ses engagements et évidement sur l’épatant jeune Anthony Bourbon qui peut vraiment devenir un grand s’il muscle un peu son jeu comme on dit en sport !

le talent n’est pas tout ,ne fait pas tout parfois même trop de talent peu nuire … 

De ce côté j’aime à penser avoir toujours été préservé…. ! 

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