Innover et former pour optimiser au mieux sa société, c’est l’objectif que s’est fixée Valérie Hascoët, à la tête d’IREA Ascenseurs, pour préparer l’avenir en fondant le présent. Elle nous raconte, sans détour, cette belle et florissante aventure familiale où rien n’est laissé au hasard.

C’est, accompagnée de votre père, que vous avez créé cette société ?

En 1987, André Hascoët, mon père, ascensoriste depuis 1962, a eu envie de créer son entreprise. A cette époque, j’étais étudiante en gestion et j’ai tout de suite adhéré à ce projet. Dans notre premier bureau de 18 m2, notre activité principale était la maintenance des ascenseurs et des portes de garage, mon père en tant que technico-commercial et moi, à l’administratif et à la gestion. Aujourd’hui, IREA est devenue une société de plus d’une centaine de salariés, dans 2500 m2 de bureaux et magasin de pièces détachées, située à Bagneux et à Paris. Nous avons toujours été en perpétuelle croissance avec à ce jour, un CA de 12 M€ avec plus de 5000 appareils (ascenseurs et automatismes).

Votre histoire familiale fonctionne bien depuis le début…

J’avais déjà l’ambition de créer mon entreprise à 22 ans lorsque mon père m’a proposé de s’associer à lui. Les débuts ont été difficiles, mais j’avais une forte envie d’apprendre. Mon père a été mon mentor en m’inculquant les bases de ce métier. Mes connaissances acquises à travers mes études et les partenariats développés avec banquiers, avocats et autres m’ont permis d’accroître mes compétences. De plus, l’expérience partagée sur le terrain avec les techniciens a contribué à faire évoluer mes acquis et surtout, d’impulser un avenir dans ce domaine.

Notre expertise est reconnue depuis plus de trente 30 ans par nos principaux clients qui sont les syndics de copropriété, les entreprises du tertiaire, les bureaux d’études, l’hôtellerie de luxe, les institutions publiques et également les entreprises générales reconnues dans la construction d’immeubles neufs.

La relève est déjà assurée…

J’ai œuvré pour l’avenir en m’appuyant sur le présent et en assurant la transition avec 2 de mes enfants. Ma fille qui a fait une licence en droit social ainsi qu’un master en contrôle de gestion et information financière, prépare en parallèle son diplôme d’expertise comptable. Elle marche dans mes pas en tant que DAF. Mon fils est ingénieur en systèmes embarqués et a fait son Master spécialisé à l’ESSEC. En collaboration avec le Directeur des Etudes, il a contribué à la création de notre propre ascenseur : IREAlift. En sa qualité de concepteur et fabricant d’ascenseurs, notre société, qui est certifiée ISO 9001 Module H1 – Annexe XI de à la Directive Ascenseurs 2014/33/UE, souhaite renforcer sa position d’acteur incontournable dans l’installation d’ascenseurs dans les immeubles existants.

A ce titre, nous sommes fiers de la reconnaissance de la Fédération des Ascenseurs qui a décerné à l’un de nos clients, Ingénieur Expert, le Trophée de l’Ascenseur catégorie architecture et intégration urbaine pour l’installation d’un de nos ascenseurs dans un immeuble Art Déco parisien.

Vous êtes également un centre de formation certifié…

Former les jeunes, c’est ma motivation depuis 20 ans ! L’impulsion de la jeunesse se voit tout de suite. C’est vraiment important d’avoir des apprentis en technique mais aussi en gestion et en communication. Je suis fière de notre centre de formation dirigé par notre responsable formation et sécurité qui fait monter en compétence l’ensemble des collaborateurs et des apprentis en fonction des besoins technologiques, normatifs, sécuritaires et environnementaux (certification ISO 14001 validée en 2022).

Toutefois, les PME n’ont pas toutes un centre de formation, alors que c’est un moyen d’identifier nos futurs embauchés et nos futurs talents. Aussi, grâce à la Fédération des ascenseurs et en partenariat avec l’éducation nationale, notre profession vient de valider un BTS sur les métiers de l’ascenseur.

Diriger au féminin fait-il aussi la différence ?

Peut-être y a-t-il plus de respect ? Le management au féminin évite le rapport de force qui peut exister entre hommes, la relation hiérarchique s’en trouve alors simplifiée. Au sein de la Fédération des ascenseurs, les entreprises dirigées par des femmes ne représentent que 2 %, certainement du fait de la spécificité technique de ce métier. Le chef d’entreprise, qu’il soit homme ou femme, doit réussir à fédérer autour de son projet. Dans ce sens, j’ai des salariés qui sont présents depuis plus de 30 ans.

J’ai conservé le même esprit d’entreprise qu’au début, avec des équipes resserrées qui ont chacune un responsable dédié et qui fonctionne en autonomie d’achats et de gestions. IREA, de ce fait, est en permanence réactive à la demande des clients et à l’écoute du marché. Nous continuons à avancer, à innover, à former, à fédérer. C’est notre force.

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