La PME grenobloise Poma a déjà fait ses preuves : elle revendique plus de 8.000 installations de remontées mécaniques et de téléphériques dans 74 pays, pour un CA de 290 M€.

L’entreprise née après la Seconde Guerre mondiale est même l’artisan de téléphériques emblématiques, comme celui du Pain de sucre à Rio et du mont Hua en Chine.

L’Iran ? Contrairement à d’autres qui se précipitent sur le pays depuis quelques mois, Poma y est implanté de longue date. Des années 50 jusqu’en 1979, elle a construit une quarantaine d’appareils dans des stations de ski du pays : télécabines de Dizin, de Tocha qui part du nord de Téhéran pour rejoindre un domaine skiable à 3.900 mètres…

Depuis la révolution iranienne, l’expansion économique du groupe s’est, par la force des choses, réduite. Mais depuis l’ouverture du pays aux entreprises occidentales, Poma est dans les starting-blocks.

En juin 2016, l’entreprise participait à une aventure sportive hors normes : une expédition de 13 entrepreneurs savoyards, parmi lesquels Pierre Ract, le directeur export adjoint de Poma, pour faire l’ascension du mont iranien Damavand à 5.670 mètres d’altitude… pour une rencontre au sommet avec les professionnels de la montagne iraniens.

«Bien plus qu’une simple expédition, ce projet se veut comme une marche de plus dans la construction des relations franco-iraniennes dans le domaine du tourisme et affirme le retour de l’expertise française de l’aménagement de la montagne en Iran», affirme Jean Souchal, président du directoire du groupe. Avec une idée derrière la tête : travailler de nouveau avec l’Iran, en particulier pour renouveler les remontées mécaniques du pays dans les domaines skiables, mais aussi pour le transport des matériaux en milieu urbain.

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