La consommation de thé en France a triplé au cours des 25 dernières années. Désormais, 2 Français sur 3 en consomment. Une manne pour nos entrepreneurs qui se disputent ce marché très lucratif.

Avec 1.000 milliards de tasses consommées chaque année à travers le monde, le thé est la 2ème boisson la plus consommée après l’eau.

En France, si seuls quelques amateurs en dégustaient dans les années 80, les choses ont bien changé puisque 2 Français sur 3 en consomment aujourd’hui à raison de 230 g par an, loin derrière les Britanniques (2,3 kg par an et par habitant).

Un chiffre qui révèle néanmoins un changement dans les habitudes de consommation qui profite aux géants comme Lipton ou Twinings, mais aussi aux industriels français qui ont su séduire une nouvelle clientèle hexagonale en s’imposant aussi sur les marchés étrangers.

L’émergence d’acteurs français

Avec 15.000 tonnes de thés importés par an, la France occupe le 30ème rang parmi les pays consommateurs. Soumis à une vive concurrence, ce qui contribue à son éclectisme avec l’émergence de thés exceptionnels, le marché hexagonal est dominé par les filiales des leaders mondiaux des boissons chaudes (Unilever avec Lipton, Tata Global Beverages avec Tetley, Foods International avec Twinings).

Pour autant, la moitié du thé consommé en France est produite par des entreprises tricolores. Ainsi, les réseaux spécialisés, comme le Palais des Thés, Mariage Frères, Betjeman & Barton ou Compagnie Coloniale, captent à eux seuls 20% des ventes en France et affichent une croissance de 10% par an.

Mieux encore, parmi les secteurs français dynamiques à l’international, l’agroalimentaire figure dans le peloton de tête avec 7,8 Mds€ générés en 2014 (Source : Direction générale des douanes), en partie grâce aux marques de thés des PME françaises, dont certaines connaissent un honorable succès de par le monde, à l’image de Mariage Frères, qui s’est imposé comme maître du thé au Japon (40% de ventes à l’export, soit 20% de son CA), ou Kusmi Tea, le thé branché des stars et des bobos parisiens, qui réalise 40% de ventes à l’international alors que le nombre de boutiques y est deux fois moins importants qu’en France.

Deux fleurons du marché du thé, qui occupent avec panache le créneau des thés fins.

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