Les notes de frais sont un cauchemar pour de très nombreux salariés et services administratifs. Oubliées, incomplètes, dévoreuses de temps, Mooncard a décidé de les terrasser.

Dirigeants ou salariés, tous remplissent des notes de frais, et près de 30% d’entre eux ne se font pas rembourser en totalité suite à la perte de justificatifs de paiement originaux, exigés par le service comptable.

Il s’agit d’un point de friction récurrent entre services, pourtant l’Urssaf les adore : 36% des causes de redressement sont en effet dues à ces fameux frais professionnels.

Une idée qu’il fallait creuser

D’où l’invention géniale des « Mooncards ». Ces cartes de paiement ont des règles de fonctionnement extrêmement pratiques : elles sont attribuées à un profil précis (direction, export, commercial ou autres), un montant maximal peut être paramétré sur mesure, à la fois par rapport à la personne qui les utilise, mais aussi par nature de dépense.

Il est également possible de déterminer des horaires ou des jours d’utilisation spécifiques. Chaque carte de paiement attribuée peut donc avoir des caractéristiques différentes. Elle peut également être suspendue en quelques secondes.

Pour éviter les anomalies

Le dirigeant ou la direction financière peut à tout moment avoir accès à un tableau de bord des dépenses (excel ou fichier comptable), et modifier la liste de la cinquantaine de critères possibles.

Le comptable peut ainsi procéder à des tris, les notes de frais se remplissant de façon automatique. Si une anomalie est constatée par Mooncard, une alerte est envoyée par mail ou SMS.

Deux geeks armés pour aller loin

Tristan Leteurtre et Damien Metzger, les deux associés de départ, sont des experts des logiciels, des paiements et des sites de e-commerce. Tous deux ont constaté au cours de leur expérience professionnelle qu’il serait intéressant de parvenir à une rationalisation des processus de déclaration et de remboursement des notes de frais.

Ils commencent par contacter les banques pour envisager une solution, mais sans succès. Ils se mettent alors au travail, construisent le concept en 2016, intègrent le « Village by CA » en juin 2016 et prospectent jusqu’à trouver leur partenaire, Wirecard.

S’approprier un vrai marché

Avec le renfort de Pierre-Yves Roizot à la finance, entourés d’une dizaine d’ingénieurs, la société appuie à fond sur l’accélérateur pour séduire un maximum de clients, grâce à une offre répondant à un besoin réel.

La société prévoit à nouveau de recruter pour parvenir à une quarantaine de collaborateurs, et l’Europe ne sera abordée qu’à compter de 2020. Comme toujours, le temps est un critère essentiel pour gagner la course, car plusieurs start-ups cherchent à s’approprier ce marché à fort potentiel.

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