Le spécialiste français du drone espère décrocher un contrat avec le Pentagone. Parrot développe en effet depuis 18 mois un drone de reconnaissance avec l’armée américaine.

Si le résultat de l’appel d’offres n’est pas encore connu, l’entreprise tricolore mise gros sur cette exposition médiatique. Fabriqué aux États-Unis, les fonctionnalités de ce drone intéressent déjà de nombreux professionnels : soldats, pompiers, policiers ou encore gardes-frontière. « Nous avons fait un virage à 90 degrés pour devenir des apôtres du drone professionnel », analyse Henri Seydoux, le président-fondateur de Parrot. Malgré ce virage stratégique, Parrot continue à voir son chiffre d’affaires s’effondrer (-23% durant le 1er trimestre 2020 par rapport à 2019).

Alors que les services de police américains et canadiens sont déjà équipés, le ministère de l’Intérieur va passer une commande de plus de 500 appareils. Pour Seydoux, pas question de livrer ses engins à n’importe quel pays. Mais selon lui, « les forces de l’ordre dans les pays républicains sont éthiques ». Parrot fait face à la concurrence du chinois DJI, qui a récemment été épinglé pour avoir fait transiter des données enregistrées par ses drones vers la Chine.

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