Désireuse d’améliorer la qualité des soins aux patients, la dentisterie est particulièrement adepte des nouvelles technologies. Les innovations au niveau du plateau technique contribuent à cette amélioration ainsi qu’au confort du patient et du praticien.

Au point de vue des instruments, le numérique a fait son entrée dans les cabinets dentaires avec notamment la conception et fabrication assistées par ordinateur et le laser numérique.

Les progrès s’effectuent sur tous les plans. Par exemple, au niveau des locaux, de notables améliorations ont eu lieu dans l’éclairage des cabinets dentaires. Des systèmes à LED très performants reproduisent la lumière du jour de manière très homogène. Un confort pour les praticiens… et une grande aide pour choisir la bonne teinte d’une couronne !

Hygiène et ergonomie

Le mobilier également revêt une grande importance : il se doit d’être confortable, rendant le travail plus aisé pour le praticien et facilitant la détente des patients. Le principal élément étant bien sûr le fauteuil, réglable en hauteur et en position pour faciliter le champ visuel buccal du dentiste. Y sont intégrés tous les instruments rotatifs nécessaires (micro-moteur, contre-angle, turbine, ultrasons…) et les éléments de base (panneaux de contrôle, distillateurs d’eau…).

Détentrice d’un brevet européen pour solutionner les problématiques des postures assises, la société d’ingénierie Insufle propose aux dentistes son siège Ergomoving, qui permet de se pencher en avant sans courber le dos. « Les deux parties latérales sont flexibles et se courbent en fonction du poids » explique Fabrice Delin, directeur de la société. « Le siège s’adapte à toutes les variations de postures du dentiste. Le praticien n’a plus mal au dos et diminue sa fatigue. » Proposé en essai-test gratuit d’une semaine, le siège obtient un taux de conversion supérieur à 90 % : chaque essai engendre la vente de 1,6 siège ! « C’ est le siège qui s’adapte à l’ individu et non l’inverse. Quelle que soit la posture, le siège Ergomoving compense la position penchée et remet le dos droit. »

Dans le domaine de l’hygiène, si primordial dans ce secteur, une chaîne de stérilisation complète est requise. La crise sanitaire a naturellement entraîné un renforcement des protocoles. Spécialiste de l’hygiène au cabinet dentaire, auteur de nombreuses innovations (stérilisateur connecté, contre-angle haute vitesse, step one-box…), W&H garantit une sécurité optimale aux patients. La société intervient « sur toute la chaîne de l’hygièneselon les recommandations de la Direction Générale de la Santé avec des produits adaptés à chacune de ces étapes essentielles : pré-désinfection, désinfection, nettoyage, stérilisation, traçabilité » note Christophe Berton, directeur général de W&H France. En ces temps de crise sanitaire, ce sujet est crucial. « Lors d’un détartrage ou lors de l’utilisation de turbines et de contre-angles, les actes pratiqués par un chirurgien-dentiste sont générateurs d’aérosols aux effets potentiellement contaminants » ajoute C. Berton. Aussi la société a conçu une unité mobile de filtration de l’air, HEPA3 Air, parmi les plus puissantes et les plus silencieuses du marché. De plus, la décontamination de l’air peut être contrôlée en temps réel en ajoutant l’afficheur ISO Wall-i.

CFAO et caméra numérique : pour des traitements rapides et précis

Au niveau des techniques de soin, le numérique est entré dans les cabinets de chirurgie dentaire, apportant de nombreux avantages. Capable de fournir des résultats immédiats, il accélère le diagnostic pour la plus grande satisfaction des patients comme des praticiens. Imagerie numérique, radiographie numérique, caméra intra-buccale, laser numérique… ont profondément modifié les conditions de travail des chirurgiens-dentistes.

Parmi les solutions les plus innovantes qui ont changé leur pratique ces dernières années figure la CFAO, soit la conception et la fabrication assistées par ordinateur. Combinant technologie, design et dentisterie, elle facilite et améliore le travail des praticiens. Cette technique automatise les processus à l’aide de la modélisation 2D et 3D. Le dentiste enregistre tout d’ abord le volume bucco-dentaire du patient avec une caméra 3D donnant une image extrêmement précise de la bouche du patient (lequel évite en même temps l’inconfort du moule traditionnel en silicone !). Cette réplique virtuelle en 3D permet de réaliser un travail précis et plus aisé. Le praticien est ensuite à même de fabriquer les prothèses au cabinet. Dans le cas de la CFAO semi-directe, le chirurgien-dentiste choisit de confier ce travail à un prothésiste.

Non seulement un soin complet peut être effectué ainsi en une seule séance, évitant aux patients plusieurs rendez-vous, mais de plus la CFAO permet d’employer des céramiques bien plus résistantes. Elle a également gagné en précision et en qualité grâce à une forte progression de la technologie. Du côté des caméras, d’importants progrès ont également été opérés. Ainsi la caméra intraorale de diagnostic permet de prendre de petites photos ou vidéos dans la bouche du patient afin de lui montrer des zones qu’il ne peut pas voir dans un miroir. Il peut ainsi mieux comprendre la nécessité du travail à effectuer et son ampleur, et une meilleure communication s’effectue avec son dentiste. Il existe aussi des caméras, pas encore utilisées à grande échelle, qui détectent les caries grâce à deux procédés, la fluorescence ou la transillumination, complétant ainsi le diagnostic radiologique.

Autre innovation de ces 10 dernières années : la radio numérique 3D. Elle favorise un diagnostic quasi instantané, évitant de recourir à un scanner. Les structures anatomiques sensibles autour des dents de sagesse peuvent par exemple être analysées en détail avant de prévoir une intervention. Des foyers infectieux peuvent être recherchés, des diagnostics de lésions également. Cet appareil détecte les dents surnuméraires. En implantologie, la position des futurs implants est ainsi parfaitement déterminée.

Les atouts du laser

Quant aux bistouris classiques ou électriques, ils sont remplacés efficacement par le laser. Existant depuis les années 90, le laser est encore peu employé au sein des cabinets dentaires car une formation approfondie est nécessaire pour cette technologie relativement récente et encore coûteuse. Les bénéfices pour le patient sont cependant nombreux. Certains lasers peuvent intervenir à la fois sur les tissus mous (gencive, langue, muqueuses) et sur les tissus durs (émail, dentine, os, caries).

En fonction de l’instrument utilisé et du tissu sur lequel on intervient, il se produit une augmentation de la température. À 50°C, plusieurs types de bactéries sont neutralisées. À 60°C, le tissu enflammé en cas de maladies parodontales peut être éliminé, de même qu’un saignement peut être stoppé. Il faut atteindre les 100°C pour effectuer une incision ou une excision de tissus mous. Le laser dentaire est ainsi utilisé par exemple pour ôter une partie de la gencive (pour des raisons d’esthétique, ou si elle recouvre une dent en éruption, ou encore dans le cadre d’un traitement parodontal, etc…) ou en remodeler le contour. Également pour le traitement de lésions ou l’ ablation d’ abcès. Une biopsie peut être effectuée également par ce biais.

Mais surtout, le laser n’endommageant pas les tissus voisins, il permet au praticien de ne pas être gêné par des petits saignements pour travailler sur la zone traitée. Sans compter un allégement des suites opératoires : suite à l’ extraction d’ une dent, la coagulation rapide limite le risque d’hémorragie, d’alvéolite et de propagation infectieuse. De manière générale, dans le traitement des maladies parodontales, le laser réduit la présence bactérienne. Enfin, en plus de favoriser une guérison plus rapide de la plaie et de détenir une action antibactérienne, cette technologie permet un soulagement de la douleur (évitant possiblement le recours à l’anesthésie) et a un effet anti-inflammatoire.

La Société Diffusion Laser & Technology se concentre sur la microscopie opératoire, le laser et les loupes binoculaires, avec des avantages supplémentaires à ceux du marché. Par exemple, pour les microscopes, « sur le plan ergonomique, tout est intégré comme la Micro Caméra Full Hd » souligne son directeur, Frédéric Noir. « Les loupes binoculaires sont dotées d’un champ de vision important et offrent une ergonomie et une aide visuelle de travail optimale. Le laser permet de pratiquer une dentisterie optionnelle et moins invasive. » La société propose par ailleurs des produits personnalisés et un service après-vente VIP ! Son objectif est celui attendu par les praticiens : améliorer leur quotidien à la fois au niveau ergonomique mais aussi technologique.

Géraldine Guillot

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