COP15 : la prochaine réunion ministérielle vise à favoriser l’aboutissement d’un cadre mondial pour la biodiversité

« Toutes les parties doivent faire preuve de plus de courage, de sagesse et de détermination pour surmonter leurs divergences et parvenir à un accord définitif lors de la conférence des Nations unies sur la biodiversité », a déclaré mardi Huang Runqiu, ministre chinois de l’Ecologie et de l’Environnement lors d’une conférence de presse tenue à mi-chemin de la deuxième partie de la COP15.

La seconde partie de la COP15, qui se déroule du 7 au 19 décembre à Montréal, au Canada, vise à adopter un cadre mondial pour la biodiversité afin d’arrêter et d’inverser les pertes de plantes, d’animaux et d’écosystèmes causées par les activités humaines.

Il s’agit de la troisième conférence onusienne à la thématique environnementale organisée depuis deux mois suite aux conférences sur le changement climatique et les terres humides. En octobre 2021, la première partie de la COP15 s’est clôturée à Kunming en Chine, avec la publication de la « Déclaration de Kunming ».

            Entrée en vigueur en 1993, la Convention des Nations unies sur la biodiversité est un instrument international ayant un caractère juridiquement contraignant ; elle a pour objectif de réduire la perte de la biodiversité à l’échelle mondiale et de répondre aux besoins de l’homme par une utilisation durable et un partage réciproque.

Huang Runqiu, qui préside également la COP15, a indiqué que la réunion avait attiré une large participation des parties prenantes, et jusqu’à présent permis de réaliser des progrès qui comprennent notamment l’adoption de 23 décisions, soit plus d’un tiers de toutes les décisions devant être prises lors de la conférence.

La conférence de l’ONU sur la biodiversité est à présent entrée dans une phase critique, car il ne reste plus qu’une semaine pour discuter d’un document final sur l’inversion de la perte mondiale de biodiversité. « Nous avons besoin de ces négociations pour définir un cadre ambitieux, réaliste et transformateur, qui mettra un terme à la perte de biodiversité et nous placera sur la voie du rétablissement », a déclaré Elizabeth Maruma Mrema, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique en marge de la COP15.

Selon Marco Lambertini, directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF), le financement continue d’être la discussion la plus difficile dans toutes les négociations ces jours-ci, « en particulier au moment où une récession économique se profile dans des pays clés ».

« La majorité des besoins de financement se situent dans les pays du Sud, où il y a un niveau de biodiversité plus élevé et moins de moyens pour la protéger », a-t-il dit, appelant les pays à augmenter considérablement le financement, y compris le financement public international avec les pays en développement comme bénéficiaires.

Une réunion de haut niveau se déroulera du 15 au 17 décembre avec la participation de 167 représentants ministériels venant de 155 pays contractants et deux pays observateurs. Le président chinois Xi Jinping va prononcer un discours lors de cette séance.

« Cette session ministérielle permettra de présenter la volonté des pays sur l’inversion de la perte de la biodiversité à l’échelle mondiale et aidera à conjuguer les consensus politiques au moment crucial des négociations », a dit Huang Runqiu.

Il reste à ce stade des questions complexes et essentielles dans les négociations techniques. « Nous invitons les hommes politiques à prendre part aux négociations, en espérant que leur détermination nous permettra de favoriser l’aboutissement du consensus sur les sujets à la fois difficiles et fondamentaux », a affirmé Huang Runqiu  qui reste optimiste quant à la conclusion d’un document final. 

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