Le whisky n’en finit pas de faire des émules en France. Au-delà du Made in France, deux éléments clés jouent un rôle dans ce nouvel intérêt des entrepreneurs : la consommation française et le malt. Au cœur de ce marché, rencontre avec Frédéric Dussart, le nouveau propriétaire du Château du Breuil déjà célèbre pour son Calvados premium.

Avec plus de 150 millions de bouteilles vendues chaque année, le marché français est un poids-lourd qui a de quoi attirer les entrepreneurs et les convoitises.

Du whisky français depuis 1983

Le whisky français existe déjà depuis plusieurs années, et a commencé à trouver son public. C’est en 1983 que le blend « WG » de Warenghem a été lancé, un pionnier breton qui a montré la voie à plusieurs dizaines de distilleries éparpillées sur le territoire français, les derniers chiffres de la Fédération vont jusqu’à en compter 77. Pas de quoi encore rivaliser avec l’Ecosse, ce petit pays où l’on croise l’une des 120 distilleries à chaque coin des Highlands, mais cela est bien supérieur aux 9 distilleries japonaises qui n’arrivent plus à répondre à la demande mondiale. Une opportunité pour le whisky français dont les puristes britanniques disent qu’il penche plutôt du côté japonais que du côté écossais, dans le sens où son goût est globalement plus soyeux et consensuel.

Les atouts cachés de la France

Si la France peut prendre son envol, c’est parce que le whisky est une boisson réalisée à partir de céréales, et plus particulièrement de malt, issu de l’orge. Or, la France est leader européen en matière de nombreux alcools, français et étrangers, dont des whiskies écossais, irlandais et japonais. Ses ambitions sont grandes pour ses nouveaux produits, tant pour sa création de whisky pur malt normand que pour la commercialisation des rhums, qui a commencé en juillet 2020. Même si ces nouveaux défis vont bien occuper Frédéric Dussart en 2021, la boisson emblématique régionale, le Calvados, n’est pas oubliée pour autant.

Du nouveau dans le Calvados

Frédéric Dussart va donc continuer à développer le Calvados, car le produit du Château du Breuil est positionné sur le segment premium et vend plus de 300 000 bouteilles à l’export, que ce soit dans les pays du Nord, le Japon ou les Etats-Unis. Des initiatives ont également vu le jour en matière de mixologie, d’incorporation à des desserts ou cafés gourmands. Une nouvelle politique a également été mise en avant avec l’appui des institutions locales et régionales : il s’agit d’une association en co-branding avec Isigny Ste Mère, pour une crème au calvados, une première étape avant d’autres associations avec des entreprises locales et régionales.

A.F.

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