CAC 40 : un record en trompe l’œil ?

Par Roland Monet, créateur de l’Observatoire international des patrimoines familiaux.

L’indice le plus connu de la Bourse de Paris, le célèbre CAC 40 vient de franchir 7000. De nombreux commentateurs sont unanimes pour commenter cet événement, en soulignant que le CAC 40 a mis plus de vingt ans pour retrouver le record précédent à 6944.

De tels commentaires égarent l’opinion. En effet l’indice CAC40 (code ISIN PX1) est publié sans intégrer le montant des dividendes distribués par les Sociétés composant cet indice. Euronext publie également un indice « dividendes réintégrés », le PX1GR, démarré lui aussi à 1000 le 31 décembre 1987, et qui vient de franchir 20011,47 aujourd’hui 5 novembre 2021. C’est cet indice qui représente le mieux le comportement d’un portefeuille pour son détenteur.

20011.47 sur une période de 34 ans correspond à une croissance annuelle de 9,21%.

Ceci ne signifie pas que le propriétaire d’un portefeuille composé des quarante valeurs de l’indice peut obtenir une telle croissance de son patrimoine. En effet les dividendes sont taxés, ce qui impute sensiblement la progression. D’autre part il est très difficile pour le gestionnaire chargé de gérer le portefeuille d’égaler l’indice. Les valeurs qui le composent sont changées par le Conseil Scientifique qui compose l’indice. Par ailleurs les vicissitudes quotidiennes font que la gestion est pavée d’embûches. Néanmoins ce chiffre de 9% indique qu’un portefeuille bien géré peut rapporter 6% à 7% chaque année.

Roland Monet
Auteur de plusieurs ouvrages dont Les Circuits de l’épargne (chez Flammarion), a créé l’Observatoire international des patrimoines familiaux.

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