Bolloré va-t-il racheter les cinémas CGR ?

Les actionnaires historiques, Luc et Charles Raymond, les deux fils du fondateur Georges Raymond, qui créa la société en 1966 à la Rochelle, ont décidé de céder le groupe.

En plus des cinémas, CGR possède aussi 17 hôtels, 7 Burger King et une société de distribution, Appolo Films. L’ensemble est à vendre.

Une belle aventure

Créé en 1966 par Georges Raymond, PDG d’une entreprise dans la publicité, il achète une unique salle de cinéma en centre-ville de La Rochelle qu’il va renommée… L’Olympia.

Puis il va acquérir de nombreuses autres salles, surtout dans l’ouest de la France, en les réaménageant dans un style type « complexe ». Il va ouvrir son premier complexe CGR avec ses multiples salles en 1995, toujours à La Rochelle.

Puis, ce sera un développement au niveau national, qui va propulser l’entreprise numéro deux du secteur, derrière Pathé Gaumont, mais devant UGC, avec 74 cinémas et 708 salles d’exploitation.

Un droit de regard sur le repreneur

C’est du moins ce que souhaite les frères Raymond. En jeu, plus de 3 000 salariés et les valeurs familiales, dont les deux frères tiennent par-dessus tout.

Personne ne connait le montant final de la transaction, mais on parle tout de même de plus d’un milliard d’euros pour acquérir le package ! Les acheteurs capables d’investir une telle somme ne sont peut-être pas aussi légion que l’on pourrait le penser !

Surtout qu’avec la crise sanitaire, le chiffre d’affaires du groupe est passé de 280 millions à 220 millions d’euros. Il est à noter que le groupe CGR est à 90% propriétaire des murs de ses salles de cinéma. Sans la crise du Covid, le secteur était déjà en difficulté, en cause, une très féroce concurrence des nouvelles plateformes de streaming, type Netflix, Amazon Prime ou encore Disney+.

Bolloré ?

Même si rien ne filtre, plusieurs sources bien renseignées évoquent un intérêt très sérieux du groupe Bolloré. En raison de la loi en matière de concurrence, il se trouve que, Pathé, leader du marché, ne pourra pas se positionner, laissant le champ libre à Bolloré, qui évolue déjà dans le milieu du cinéma avec StudioCanal, en produisant et en distribuant des films.

Jocelyn Bouyssy, le directeur général de CGR affirme déjà avoir reçu une douzaine d’offres sérieuses, mais que l’affaire prendra certainement un an, voire plus. Il semblerait en tout cas que le groupe devrait rester dans le giron d’un groupe français, et c’est déjà une très bonne nouvelle.

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