À Aurillac (Cantal), Biose Industrie ouvre son capital et lève 30 millions d‘euros pour se relancer à l‘international.

Bien nichée à Aurillac, en dessous des monts d‘Auvergne, ville tranquille d’environ 50 000 habitants, connue pour son festival du Théâtre de rue, ses fromages ou ses parapluies (même si Neyrat-Peyronnie, dernier fabricant est devenu producteur de parasols et de masques textiles, repris en 2018 par Franck Rizzin pour devenir NP création, installé à Alonnes près de Saumur),c‘est bien ici que Biose industrie est devenue en 70 ans, avec 170 salariés, l‘un des leaders mondiaux du façonnage médical, produisant nombre de spécialités pharmaceutiques sous forme de gélules ou poudres. Détenue majoritairement par la famille lyonnaise Desjonqueres, le président actuel Adrien Nivoliez, MBA de 40 ans, souscrit à une augmentation de capital de 30 millions d‘euros aux côtés du fonds d‘investissements Cathay Capital.

Une manne financière qui tombe à point nommé pour la belle industrielle du Cantal. De nouveaux fonds propres qui vont permettre de changer encore de dimension. Le spécialiste cantalou des médicaments à base de bactéries vivantes,qui a doublé de chiffre d‘affaires en 4 ans, va pouvoir agrandir son usine d‘Aurillac à 12500 m2 et recruter une cinquantaine de salariés avec un objectif de 40 millions de vente dans les 3 ans. Quand on demande au dirigeant s‘il est difficile d‘attirer des cadres dans le Cantal, la réponse d‘Adrien Nivolliez est sans hésitation : « nous n’avons aucun mal à attirer les talents, les 120 embauches de ces dernières années en sont la preuve! ». Dans l’industrie aussi, le bonheur est dans le pré.

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