Il y a quelques semaines, j’ai relu une biographie de Benjamin Franklin, celle de Walter Isaacson, auteur par ailleurs, d’une biographie de Steve Jobs dont la qualité d’écriture et la rigueur m’avaient impressionné.

Chacun sait qu’il fut l’inventeur du paratonnerre et l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, mais on oublie trop souvent la richesse de sa vie qu’il traversa en imprimeur, éditeur, essayiste, écrivain, mais aussi naturaliste, inventeur et enfin, à partir de l’âge de 42 ans, homme politique et diplomate, ferme dans ses convictions libérales et abolitionnistes.

Fils d’un marchand de suif et de chandelles, il est le symbole de la réussite due à un travail acharné et à une discipline de vie rigoureuse. Bien que de nature heureuse, son leitmotiv était : « Ne mange pas jusqu’à la somnolence, ne bois pas jusqu’à la griserie« . Mais son talent le plus marquant, son génie peut-être, fut, sans nul doute, sa capacité à nouer des liens avec tout un chacun, dans toutes les strates des sociétés qu’il fréquentait, en créant, au besoin, les occasions d’aller vers les autres, de s’enrichir à leur contact et de créer des communautés, dont il était l’influenceur.

Dès l’âge de 25 ans, il créé la « Junte », groupe de discussions philosophiques, prélude à de nombreuses associations et sociétés savantes. Il établit même le premier corps de sapeurs-pompiers volontaires, à Philadelphie, fonde des clubs et créé un collège qui deviendra l’Université de Pennsylvanie.

Bref, il est sans cesse au contact des autres pour créer, développer, motiver, exercer son Leadership, au service du progrès, en mobilisant autour de lui.

Cet exemple mérite d’être approfondi et médité. Si vous voulez cultiver votre propre réseau, ne cherchez pas à vous constituer un cercle de « relations publiques » d’entrée de jeu. Il s’organisera tout seul si vous savez exploiter votre environnement proche et adopter une attitude et un comportement qui l’entretiendra et le développera. Au premier chef, vos amis, vos copains, vos voisins, tous ceux que vous côtoyez épisodiquement ou quotidiennement. Dans bien des cas, ils pourront vous aider en colportant tout le bien qu’ils pensent de vous et de ce que vous faites. Puis, naturellement, les groupes humains qui composent votre entreprise et son environnement : son personnel, ses clients, ses fournisseurs, ses financeurs. Tous ont intérêt à votre réussite. Encore faut-il obtenir leur soutien actif, ce qui n’est pas forcément très difficile en soi mais qui exige une certaine rigueur dans l’entretien de la relation. Ce réseau primaire, amis, copains, voisins, personnel, clients, fournisseurs, financeurs constitue le terreau sur lequel vous accroitrez, par vagues successives, le cercle de vos relations. Plus votre carnet d’adresses grossira, plus nombreuses seront les opportunités de faire encore de nouvelles rencontres intéressantes et utiles, car il faut toujours s’appuyer sur ses alliés.  Ils sont trop souvent négligés, au risque de laisser la parole aux opposants. Tout le monde le sait : pour réussir un projet, il faut fédérer et mettre en action un maximum d’alliés.

Capitalisez sur vos amis, évitez de vous faire des ennemis, en adoptant la conduite de Benjamin Franklin qui se faisait une règle de ne jamais dire du mal de quiconque. Privilégiez aussi l’action, en gardant à l’esprit cet aphorisme du grand homme :

« L’humanité se divise en trois catégories : ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger, et ceux qui bougent. »

Alain GoetzmannCoach et Conseil en Leadership & Management

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