Bechu & Associés est une agence d’architecture familiale qui conserve encore aujourd’hui cet esprit. Rencontre avec Clémence Bechu qui a rejoint l’aventure en 2014, en tant que Directrice du développement & Innovation, et en incarne avec sa sœur Aliénor la 4ème génération.

Racontez-nous un peu l’histoire de l’agence

C.B : « Notre agence est aujourd’hui hébergée au sein de l’atelier où travaillait déjà mon grand-père. Celui-ci avait œuvré avant l’heure, à la notion de logement social en inventant des solutions de béton précontraint, permettant de construire vite et modulable. Il est aussi à l’origine des clubs de jeunes en banlieues défavorisées, dont la clé de voûte reposait sur des jeux et éléments à co-construire. C’est aussi lui a qui amorcé les premières maisons bioclimatiques en Afrique du Nord et en France. Mon père, architecte DPLG et diplômé de l’Ecole de Chaillot, a étoffé notre cœur de métier en positionnant l’agence sur des projets liés aux monuments historiques. Ayant repris l’agence au début des années 80, il l’a également ouverte à l’international. Une époque au cours de laquelle nos équipes ont travaillé sur des projets emblématiques dans le centre de Paris (place Vendôme, rue de Londres, îlot Edouard VII, L’Olympia…), et où nous nous sommes aussi développés sur l’architecture innovante.  Notamment en remportant le concours de l’école des élites chinoises en 2003, pour le campus du CELAP à Shanghaï, ou encore par la conception de la tour D2 à La Défense, projet dont l’exostructure est bio-inspirée. J’ai intégré l’agence en 2014 avec le souhait d’apporter une vision stratégique quant aux enjeux liés à la transition climatique ».

Quelles sont vos forces aujourd’hui ?

C.B : « Nous disposons d’une équipe pluridisciplinaire capable de prendre en charge des projets complexes et variés. Aujourd’hui, la ville a changé, elle intègre différents usages. Nous nous devons d’être à l’écoute de l’écosystème dans lequel gravite le projet d’urbanisme sur lequel on intervient, faute de quoi il ne peut être durable. C’est pourquoi, nous avons développé des partenariats engagés avec la Fondation Palladio, le CIBI – Conseil International Biodiversité – qui a créé le label BiodiverCity, ou le CEEBIOS – centre d’études spécialisé sur le biomimétisme. Le partage est au cœur de notre ADN : partager les compétences, les idées, les usages, les échelles…Une synergie qui au quotidien permet de faire se rencontrer des enjeux environnementaux, sociétaux et patrimoniaux pour bâtir la ville de demain ».

Vous venez de livrer la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin à Dijon (CIGV). Pouvez-vous nous en parler ?

C.B : « Ce projet qui couvre 3.5 hectares est bâti sur le site de l’ancien Hôtel-Dieu de la ville, réhabilité en un lieu de partage, de rencontre et de dégustation. D’un lieu qui soigne à un lieu qui prend soin, c’est un peu le sous-titre de ce projet architectural d’envergure. La CIGV abrite un village d’artisans, un hôtel 4*, un cinéma multiplexe, une école Ferrandi, des logements en loi Malraux. Il est adossé à un écoquartier. Aux côtés de notre maitre d’ouvrage Eiffage, nous avons également travaillé en association avec Alain-Charles Perrot, architecte des monuments historiques, en veillant aussi sur l’écoquartier à laisser de la place pour de jeunes agences. Notre signature architecturale sur ce projet a été la réalisation d’un canon de lumière en acier corten, comme un lien entre le passé et l’avenir ».

Quelles sont les ambitions de l’agence ?

C.B : « L’idée est de livrer des projets qui font face aux enjeux climatiques de demain, d’où l’intérêt de s’entourer de partenaires comme la start-up The Climate Company avec laquelle nous avons déjà développé un indice de sensibilité climatique à échelle micro-locale qui ouvre la voie au développement d’une infrastructure d’observation du climat urbain…»

Pour plus d’informations :
www.bechuetassocies.com

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